Algeria Gate : Bien avant les enquêtes internationales, Alger avait tiré la sonnette d’alarme, Dès 2024, le président Abdelmadjid Tebboune mettait en garde contre les ingérences étrangères capables de déstabiliser les États africains et de transformer leurs conflits en terrains d’affrontement.

Aujourd’hui, les révélations du Financial Times donnent une nouvelle résonance à ces avertissements, Réseaux d’or, contrôle d’infrastructures stratégiques, financements et recrutement de combattants étrangers : le rôle présumé des Émirats arabes unis dans plusieurs dossiers africains, notamment au Soudan, fait désormais l’objet d’enquêtes et de fortes controverses internationales.

Selon le Financial Times, près de 2 000 anciens militaires colombiens auraient été recrutés pour combattre aux côtés des Forces de soutien rapide (RSF) au Soudan, Human Rights Watch a également documenté le recrutement de combattants colombiens par une société basée aux Émirats et leur déploiement dans le conflit soudanais.

Derrière les milliards d’investissements annoncés en Afrique et les réseaux commerciaux autour de l’or se dessine ainsi une question explosive : l’investissement économique est-il devenu un instrument d’influence géopolitique ?

Pour Alger, le danger est précisément là, Une Afrique où les ressources, les ports et les hommes deviennent des leviers entre les mains de puissances étrangères est une Afrique dont la souveraineté est directement menacée.

En 2024, Tebboune alertait. En 2026, les enquêtes internationales commencent à mettre des faits et des chiffres sur cette inquiétude.




