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Espagne : face à la crise de Ceuta, Madrid active pour la première fois le mécanisme de sécurité nationale

• Auteur(e): M • 0 commentaires • 79 vues
Espagne : face à la crise de Ceuta, Madrid active pour la première fois le mécanisme de sécurité nationale

Algeria Gate : L’Espagne a franchi un seuil inédit dans sa gestion de la crise qui secoue Ceuta, Le gouvernement de Pedro Sánchez a décidé, mardi 25 août 2026, de déclarer la situation dans l’enclave comme relevant d’un « intérêt pour la sécurité nationale », activant ainsi pour la première fois un mécanisme prévu par la loi espagnole sur la sécurité nationale de 2015.

Cette décision intervient près d’un mois après l’arrivée massive de migrants à Ceuta depuis la frontière avec le Maroc, Fin juillet, plus de 70 000 personnes avaient franchi ou tenté de franchir la frontière, provoquant une situation exceptionnelle pour les autorités espagnoles et mettant sous forte pression les capacités d’accueil de l’enclave.

Espagne : face à la crise de Ceuta, Madrid active pour la première fois le mécanisme de sécurité nationale

Madrid veut centraliser la gestion de la crise

Réuni en session extraordinaire sous la présidence de Pedro Sánchez, le Conseil de sécurité nationale a décidé de renforcer la coordination entre les différentes administrations espagnoles, Le ministre de la Politique territoriale, Ángel Víctor Torres, doit notamment assumer un rôle de coordination renforcé afin de mettre en place une réponse unifiée à la crise.

L’objectif affiché par Madrid est de coordonner plus efficacement les opérations, notamment la prise en charge des migrants encore présents dans l’enclave, leur identification ainsi que les procédures permettant leur retour au Maroc lorsque celui-ci est juridiquement possible.

Une situation qui dépasse désormais la seule question migratoire

L’ampleur de la crise a progressivement transformé ce qui était initialement considéré comme une crise migratoire en une question touchant directement à la sécurité nationale et aux frontières extérieures de l’Union européenne.

Plusieurs milliers de personnes se trouvent encore à Ceuta, dont un nombre important de mineurs, alors que les infrastructures locales et les services d’accueil restent sous forte pression.

Madrid cherche également à obtenir un soutien supplémentaire de Bruxelles pour faire face aux conséquences de cette crise, Le gouvernement espagnol a notamment engagé des démarches auprès de la Commission européenne pour obtenir des financements d’urgence.

Espagne : face à la crise de Ceuta, Madrid active pour la première fois le mécanisme de sécurité nationale

Un précédent dans les relations avec le Maroc

Cette décision intervient également dans un contexte particulièrement sensible entre Madrid et Rabat autour de Ceuta et Melilla, L’ampleur de l’afflux de juillet a ravivé les débats sur le contrôle des frontières, la coopération migratoire et la souveraineté espagnole sur les deux enclaves.

En activant pour la première fois ce dispositif de sécurité nationale, le gouvernement espagnol entend ainsi montrer que la crise de Ceuta est désormais considérée comme une question stratégique, nécessitant une réponse coordonnée au plus haut niveau de l’État.

L’activation de ce mécanisme constitue donc un tournant dans la gestion de la crise : Madrid ne traite plus uniquement l’afflux migratoire comme une urgence locale, mais comme une situation susceptible d’avoir des répercussions sécuritaires, politiques et européennes plus larges.

#Ceuta#Espagne#Maroc
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Népal : de violentes inondations frappent la frontière avec le Tibet

Népal : de violentes inondations frappent la frontière avec le Tibet

Algeria Gate : Le Népal est frappé par de violentes crues soudaines dans le district montagneux de Rasuwa, près de la frontière avec le Tibet, Des habitations, routes, ponts et infrastructures hydroélectriques ont été lourdement endommagés.

Les secours, mobilisant l’armée et la police, poursuivent les recherches alors que plusieurs personnes sont portées disparues, Les opérations restent difficiles en raison des dégâts et des conditions météorologiques.

Les autorités craignent également de nouvelles crues dans cette région particulièrement exposée aux phénomènes naturels extrêmes.

#Népal
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Espagne : de nouvelles révélations mettent en cause des diplomates marocains

Espagne : de nouvelles révélations mettent en cause des diplomates marocains

De nouvelles informations attribuées au groupe de hackers Jabaroot relancent les accusations d’activités d’espionnage impliquant des ressortissants marocains en Espagne, Selon les éléments diffusés en ligne et relayés par certains médias, plusieurs personnes présentées comme liées aux services de renseignement marocains figureraient également parmi les membres de la mission diplomatique du Royaume à Madrid.

D’après ces affirmations, le fichier divulgué contiendrait les données de dizaines de milliers de personnes supposément rémunérées par les services de renseignement marocains, ainsi que les identités de plusieurs hauts responsables, Parmi eux, certains noms auraient été rapprochés de membres du corps diplomatique marocain officiellement accrédité en Espagne.

Des diplomates soupçonnés de servir de couverture

Les informations relayées évoquent notamment les noms d’Adel Alami, Khaled Lahsini, Tariq Sabil, Tohami Belkaid et Al-Amir Al-Alam, présentés comme bénéficiant du statut diplomatique marocain.

Le même document ferait également apparaître les noms de Jamal Zerhouni et Khuzaym Al-Hasani, tandis que des personnes portant des noms similaires, notamment Jamil Zerhouni, présenté comme conseiller, et Hossam Al-Hasani, présenté comme troisième secrétaire, seraient présentes au sein de l’ambassade.

Ces correspondances sont utilisées par les auteurs des révélations pour avancer l’hypothèse selon laquelle certains postes diplomatiques auraient pu servir de couverture à des activités de renseignement.

Des accusations qui restent à vérifier

Il convient toutefois de rester prudent face à ces affirmations, Les documents attribués à Jabaroot et les rapprochements de noms évoqués dans ces publications ne constituent pas, à eux seuls, une preuve permettant d’établir qu’une personne exerce effectivement une activité d’espionnage.

Aucune confirmation officielle espagnole ou marocaine n’a, à ce stade, établi publiquement les accusations évoquées dans ces documents, L’authenticité, l’intégrité et le contexte des fichiers présentés comme ayant été piratés doivent donc être vérifiés indépendamment.

Si elles venaient néanmoins à être confirmées, ces révélations pourraient provoquer de nouvelles tensions entre Madrid et Rabat, notamment autour de la question des activités clandestines menées sous couverture diplomatique.

L’affaire intervient dans un contexte où les activités présumées des services de renseignement marocains en Europe font déjà l’objet d’une attention particulière, notamment depuis les controverses liées au logiciel espion Pegasus, Pour l’heure, les accusations concernant les diplomates cités restent des allégations non établies officiellement.

#Espagne#Maroc
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L’Algérie se retire d’Aresbank en Espagne

L’Algérie se retire d’Aresbank en Espagne

Algeria Gate : Le Crédit Populaire d’Algérie (CPA) a cédé sa participation dans le capital d’Aresbank, une banque espagnole spécialisée notamment dans le financement du commerce international entre l’Espagne, l’Afrique du Nord et le monde arabe, L’opération, enregistrée à la fin du mois de juillet 2026, met fin à la présence algérienne au capital de l’établissement madrilène.

La participation du CPA était toutefois très limitée : la banque publique algérienne détenait seulement 0,14 % du capital, contre 99,86 % pour la Libyan Foreign Bank, également détenue par l’État libyen, Avec ce retrait, la banque libyenne devient ainsi l’unique actionnaire d’Aresbank.

L’Algérie se retire d’Aresbank en Espagne

Une banque tournée vers le commerce international

Fondée en 1975, Aresbank s’est spécialisée dans les opérations de commerce international, particulièrement entre l’Espagne et les pays arabes, ainsi que dans les opérations interbancaires.

L’établissement affiche par ailleurs des résultats en progression, En 2025, Aresbank a enregistré un bénéfice de 16 millions d’euros, en hausse de 21 % sur un an, tandis que son portefeuille de crédits atteignait environ 733,3 millions d’euros, Le nombre d’opérations traitées a également progressé de 25 %.

La banque poursuit actuellement une stratégie d’expansion en Espagne, avec notamment l’ouverture récente d’une agence à Valence, en plus de ses implantations à Madrid, Barcelone et Bilbao, Elle prévoit également de développer de nouveaux produits, notamment dans le domaine de la finance islamique.

L’Algérie se retire d’Aresbank en Espagne

Un retrait qui intervient dans un contexte particulier

La décision du CPA intervient alors que les relations entre Alger et Madrid connaissent justement une phase de rapprochement après plusieurs années de tensions diplomatiques.

Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez s’est rendu à Alger en juillet 2026, avec l’objectif de relancer la coopération entre les deux pays dans plusieurs domaines, notamment l’énergie, le commerce, l’investissement et la coopération judiciaire.

Le retrait du CPA d’Aresbank ne signifie donc pas un désengagement général de l’Algérie vis-à-vis de l’Espagne, Il s’agit avant tout d’une opération concernant une participation très minoritaire dans une banque dont le contrôle était déjà largement détenu par la Libye.

Avec cette cession, Aresbank devient désormais entièrement contrôlée par la Libyan Foreign Bank, tandis que le CPA met fin à une présence au capital qui ne représentait que 0,14 %.

#Algerie#Espagne
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