Plusieurs médias espagnols, dont le quotidien El Independiente, ont consacré ces dernières années des enquêtes détaillées à la fortune personnelle du roi du Maroc, Mohammed VI, dressant le portrait d’un patrimoine considérable qui le place parmi les monarques les plus fortunés au monde.
Un patrimoine estimé à plus de 8 milliards de dollars
Selon plusieurs classements internationaux relayés par la presse, la fortune nette de Mohammed VI est évaluée à environ 8,2 milliards de dollars, ce qui en fait le cinquième roi le plus riche de la planète, derrière plusieurs monarques du Golfe, et le chef d’État ou de famille royale le plus fortuné du continent africain, très largement devant les autres dirigeants africains figurant dans ce type de classements.

Un empire économique diversifié
D’après les enquêtes menées notamment par El Independiente, cette fortune ne repose pas uniquement sur des avoirs financiers, mais sur un vaste empire économique diversifié qui irrigue une large partie du quotidien des Marocains, Le journal souligne ainsi que le roi est copropriétaire de plusieurs pans stratégiques de l’économie du pays : la chaîne de grande distribution Marjane, la compagnie d’assurance Wafa Assurance, la banque Attijariwafa Bank, ou encore le groupe hôtelier Atlas, Le souverain détient également l’un des plus grands fonds d’investissement d’Afrique, connu sous le nom de « SNI/Al Mada ».

Un patrimoine immobilier et un train de vie hors norme
Sur le plan du patrimoine personnel, la presse espagnole évoque la possession d’une douzaine de palais à travers le monde, ainsi qu’une flotte impressionnante d’environ 600 véhicules, comprenant plusieurs Rolls-Royce, Cadillac, Bentley et Ferrari, Elle mentionne également l’un des plus grands yachts au monde, le Badis 1, dont le coût est estimé à environ 100 millions d’euros lors de sa livraison en 2019.

Un sujet régulièrement remis en lumière par les médias
Ces enquêtes sur la fortune royale reviennent périodiquement dans l’actualité, portées tantôt par des publications économiques internationales établissant des classements de fortunes royales, tantôt par la presse espagnole elle-même, dont les relations avec le palais royal marocain ont parfois connu des tensions diplomatiques, Ce type de sujet reste par nature sensible : au Maroc, la publication d’informations détaillées sur le patrimoine de la famille royale est un sujet peu couvert par les médias nationaux, ce qui explique en partie pourquoi ce sont des titres étrangers qui portent régulièrement ces révélations sur la scène publique.


