Algeria Gate : Le ministère algérien de la Défense nationale accuse la France de se soustraire à sa responsabilité pénale concernant les essais nucléaires réalisés dans le Sahara algérien et de refuser de transmettre les archives et les cartes permettant de localiser les sites d’enfouissement des déchets radioactifs.
Plus de six décennies après les premières explosions nucléaires françaises en Algérie, ce dossier demeure une source majeure de tensions entre Alger et Paris.
Entre 1960 et 1966, la France a procédé à 17 essais nucléaires dans les régions de Reggane et d’In Ekker, laissant derrière elle des déchets contaminés et des conséquences sanitaires et environnementales qui continuent de susciter des inquiétudes.
Selon le ministère algérien de la Défense, le manque de coopération des autorités françaises, notamment concernant la transmission des données techniques et des cartes des zones contaminées, entrave les opérations de dépollution et la protection des populations locales.
Alger réclame ainsi la communication complète des archives, l’identification précise des sites d’enfouissement et la prise en charge des conséquences des expérimentations nucléaires françaises.
De son côté, Paris affirme avoir remis en août 2022 aux autorités algériennes un dossier contenant les cartes et informations dont la France dispose sur les déchets enfouis et les zones radioactives.
Au-delà du contentieux historique, la question des essais nucléaires reste un enjeu de justice, de santé publique et de réparation environnementale, alors que l’Algérie entend poursuivre ses efforts pour sécuriser les zones contaminées et faire reconnaître les préjudices subis par les populations concernées.
