Mohamed Sifaoui ne fait pas de l’opposition : il fait de la prestation
Il ne fait pas du journalisme, il s’adonne à la prostitution journalistique.
Il ne s’indigne pas, il facture

Sa plume, trempée dans l’encre noir de la trahison , répond à un ordre de mission… et à un chèque.
Car Sifaoui ne critique pas par conviction, mais sur commande
À la manière d’un prostitué, il aime être payer d’avance, car ses clients — ces puissants aux sièges vacillants — risquent de perdre leurs postes à tout moment
Il ne mord pas, il miaule car l’aboiement effraie, le miaulement fait rire
Ne lui parlez pas de patrie, cela ne lui dit rien Parlez-lui d’argent, et il se mettra nu sur le champs. Ce voleur à la sauvette de la pauvre Marianne, qui porte le prénom du Prophète de l’Islam et déteste par calcul les musulmans, n’a qu’un seul métier : celui de mercenaire de l’opinion

Le journalisme étant devenu précaire en France, il a trouvé un second emploi : celui de plume à louer, couchée sous le regard bienveillant d’un proxénète, lequel le protège même des commanditaires les plus brutaux
Car Sifaoui ne vend pas des idées — comme le vendeur de vend dont parle Céciron , il vend ce qu’il n’a pas, en espérant qu’on lui donne ce qu’il n’aura jamais.
Il triche, il simule, il joue au pion loyal pour ceux qui rêvent de semer le chaos en Algérie, mais ces derniers perçoivent déjà les senteurs d’espoir qui montent du pays de Larbi Ben M’hidi pour traverser la Méditerranée
Ce qui l’effraie, ce n’est pas le déshonneur — il s’en est depuis longtemps accommodé.
Non, sa vraie peur, c’est d’être remercié pour inutilité
Alors il redouble de haine contre l’Algérie qu’il ne verra plus jamais , pensant mériter un sursis, toujours bien payé, bien sûr
Mais voilà : les Algériens ne l’écoutent plus.
Ses abonnés désertent
Son commerce s’effondre
La faillite morale ne l’émeut guère ; c’est la faillite financière qui l’obsède
Pauvre Sifaoui, exilé sans retour, rejeté jusque par ceux qu’il voulait servir, depuis qu’il a violé leur Marianne
Ainsi finissent les félons : trahissant leur patrie pour quelques billets, et se retrouvant seuls, méprisés de tous — y compris de leurs maîtres
Allez, je te laisse, sieur Sifaoui : ma pause est finie. Moi, j’ai un métier, un vrai — dur, oui, mais honnête et mieux payé que tes petites dénonciations à la plume servile
J’enfile mes chaussures de sécurité, mes gants et mon casque : voilà mon uniforme, qui vaut mille fois ton costume de mercenaire de l’écriture
Car pour moi, écrire n’est pas un gagne-pain, c’est une respiration, un moyen pour déshabiller les félons , un pinceau pour dépeindre les caméléons
Toi, tu prostitues ta plume ; moi, je la garde libre.
Et je sais qu’une plume qui nourrit son maître finit tôt ou tard par le tenir en laisse.



































