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457 ans de tromperie visuelle : la carte du monde a-t-elle toujours déformé votre perception des superficies ?

• Auteur(e): M • 0 commentaires • 62 vues
457 ans de tromperie visuelle : la carte du monde a-t-elle toujours déformé votre perception des superficies ?

Algeria Gate : Et si la carte du monde que vous avez toujours connue avait faussé, depuis des générations, votre perception réelle des superficies ? C’est la question que pose, avec de plus en plus d’insistance, un débat cartographique vieux de plusieurs siècles mais redevenu brûlant d’actualité : celui de la projection de Mercator.

Une invention de génie… mais pas pour mesurer les surfaces

Mise au point en 1569 par le mathématicien et géographe flamand Gérard Mercator, cette projection a permis, pour la première fois, de représenter la totalité de la surface sphérique de la Terre sur une carte plane tout en conservant les angles un atout précieux pour la navigation maritime à l’époque des grandes découvertes, Quatre cent cinquante-sept ans plus tard, elle reste l’une des représentations du monde les plus utilisées, y compris par des plateformes numériques comme Google Maps.

Le problème est ailleurs : si la projection de Mercator conserve les angles, elle déforme considérablement les distances et les surfaces, en les amplifiant à mesure que l’on s’éloigne de l’équateur et que l’on se rapproche des pôles, Résultat : les territoires situés aux hautes latitudes Europe, Amérique du Nord, Russie apparaissent visuellement bien plus vastes qu’ils ne le sont réellement, tandis que les régions proches de l’équateur, comme l’Afrique ou l’Amérique du Sud, semblent nettement plus petites que leur superficie réelle.

https://twitter.com/algatedz/status/2096915716096053298?s=20

L’Afrique, principale victime de la distorsion

L’exemple le plus frappant concerne le continent africain, Sur une carte de Mercator, l’Afrique apparaît de taille équivalente au Groenland, alors qu’elle est en réalité 14 à 15 fois plus étendue, Le continent africain, avec ses 30,4 millions de km², pourrait à lui seul contenir simultanément les États-Unis, la Chine, l’Inde, le Japon et la majeure partie de l’Europe occidentale.

Autre illustration marquante : sur une carte de Mercator, la Russie semble occuper une surface comparable à celle de l’Afrique entière, En réalité, elle est presque deux fois plus petite (17,1 millions de km², contre 30,4 millions de km² pour le continent africain), Le géographe allemand Arno Peters résumait déjà ce constat en expliquant qu’en élargissant l’Europe et l’Amérique du Nord, la projection de Mercator avait contribué à donner à ces régions un sentiment de suprématie visuelle sur le reste du monde.

Et l’Algérie dans tout ça ?

Le cas de l’Algérie illustre bien cette distorsion à une échelle plus fine, Pays le plus vaste d’Afrique et du monde arabe avec environ 2,38 millions de km², l’Algérie est souvent comparée, sur une carte de Mercator, à des territoires bien plus petits en réalité. Le chef de la diplomatie française a lui-même récemment cité l’exemple du Groenland qui semble presque aussi vaste que tout le continent africain sur une carte de Mercator en rappelant qu’il est en réalité à peu près de la même taille que la République démocratique du Congo ou l’Algérie.

Ce simple rapprochement donne la mesure du problème : un pays qui domine par sa superficie le continent africain et le monde arabe se retrouve, sur la carte la plus communément utilisée dans le monde, visuellement réduit à l’équivalent d’un territoire polaire glacé et faiblement peuplé.

Un débat qui dépasse la géographie

Ce constat, loin d’être anecdotique, a pris une dimension politique et institutionnelle ces derniers mois, L’Union africaine a formulé une proposition officielle visant à abandonner progressivement la projection de Mercator au profit de projections dites « équivalentes », qui préservent les proportions réelles des surfaces, comme la projection Equal Earth ou la projection de Gall-Peters, Cette démarche s’inscrit dans une critique géopolitique plus large, visant à corriger la perception faussée de la taille du continent africain, historiquement sous-dimensionné sur les cartes par rapport aux pays des hautes latitudes.

Plusieurs pays occidentaux ont d’ailleurs commencé à suivre ce mouvement, La diplomatie française a récemment annoncé l’abandon de la projection de Mercator au profit de représentations plus fidèles, estimant qu’une carte n’est jamais totalement neutre et que les superficies que l’on y voit ne correspondent pas aux superficies réelles, donnant une importance visuelle démesurée à certaines puissances par rapport à l’Afrique, à l’Amérique latine ou à l’Asie du Sud-Est.

Changer de carte ne change pas le monde, mais change le regard

Comme le rappellent plusieurs cartographes, adopter une projection plus fidèle aux surfaces réelles ne modifie évidemment rien à la géographie du monde, Mais cela peut changer, en profondeur, la manière dont des générations entières perçoivent inconsciemment le poids et la place de certains continents au premier rang desquels l’Afrique, deuxième plus grand continent de la planète, trop souvent minimisée par plus de quatre siècles et demi de cartographie héritée d’un autre temps.

#La carte du monde
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Lancement de la plus vaste opération de généralisation des services de télécommunications au profit de 3 000 zones à travers le pays

Lancement de la plus vaste opération de généralisation des services de télécommunications au profit de 3 000 zones à travers le pays

Algeria Gate : Le ministère de la Poste et des Télécommunications a annoncé, ce lundi dans un communiqué, le lancement de la plus vaste opération de généralisation des services de télécommunications au profit de 3 000 zones à travers le territoire national, dans le but de renforcer la couverture nationale de ces services.

La même source a précisé que le ministère a lancé aujourd’hui un appel d’offres dans le cadre du service universel des télécommunications électroniques, au niveau de l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications électroniques, Il s’agit, selon le communiqué, de « l’opération la plus importante de ce type jamais menée, puisqu’elle bénéficiera à 3 000 zones réparties dans toutes les wilayas du pays, notamment les zones à faible densité de population, comptant moins de 2 000 habitants, sachant que sa réalisation sera intégralement financée par l’État ».

Lancement de la plus vaste opération de généralisation des services de télécommunications au profit de 3 000 zones à travers le pays

Le cahier des charges vise à « permettre aux opérateurs de télécommunications électroniques de soumettre leurs offres pour assurer la couverture et les services dans les zones concernées, de manière à garantir l’élargissement du réseau et à mettre fin à l’isolement numérique dans les zones rurales et difficiles d’accès ».

Un délai maximal de réalisation de l’opération a été fixé à 18 mois, celle-ci s’inscrivant dans le cadre du service universel, qui constitue l’un des mécanismes essentiels pour concrétiser le principe de l’égalité d’accès aux services de télécommunications.

À travers cette opération, le ministère de la Poste et des Télécommunications poursuit ses efforts visant à « réduire la fracture numérique et à renforcer la couverture nationale, afin de garantir à l’ensemble des citoyens le droit d’accès aux services de télécommunications », selon la même source.

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Oran dans le top 50 mondial des meilleures villes en matière de vitesse de l’internet mobile

Oran dans le top 50 mondial des meilleures villes en matière de vitesse de l’internet mobile

Algeria Gate : La ville d’Oran est entrée pour la première fois dans le top 50 mondial en matière de vitesse d’internet mobile, rejoignant ainsi Alger qui l’avait précédée dans ce classement prestigieux, a indiqué dimanche un communiqué du ministère de la Poste et des Télécommunications.

Citant la dernière mise à jour mensuelle de la plateforme mondiale de mesure de vitesse d’internet « Ookla », le ministère a rapporté « l’entrée de la ville d’Oran, pour la première fois, dans le club des 50 meilleures villes au monde en matière de vitesse d’internet mobile, rejoignant ainsi la capitale, Alger, qui l’avait précédée dans ce classement de haut rang ».

Oran dans le top 50 mondial des meilleures villes en matière de vitesse de l’internet mobile

L’Algérie devient ainsi « l’un des rares pays à abriter simultanément deux villes dans le top 50, à l’instar du Qatar, de l’Arabie saoudite, des Etats-Unis, de la Chine, de la Corée du Sud, de la Belgique, du Portugal et de la Turquie ».

La ville d’Oran, précise le communiqué, a réalisé « une performance remarquable en gagnant 12 places d’un coup, pour se hisser au 41e rang

mondial avec un indice de vitesse de 197,09 Mbps », tandis qu’Alger « a maintenu sa présence dans le classement en occupant la 42e place mondiale avec un indice de vitesse de 194,57 Mbps, enregistrant un léger recul d’une place par rapport à la mise à jour précédente ».

Ainsi, « Alger et Oran figurent, pour la première fois dans l’histoire de ce classement, ensemble parmi les 50 villes les plus rapides au monde dans le domaine de l’internet mobile, une amélioration qui témoigne de la modernisation à grande échelle des infrastructures pour englober d’autres wilayas à travers le territoire national ».

Selon les données de l’indice mondial des pays publié par « Ookla », « la vitesse moyenne de téléchargement (Download) sur mobile en Algérie est passée de 40,86 Mbps en juillet 2025 à 78,36 Mbps en juillet 2026, soit une augmentation de près du double (+91 %) en une seule année ».

Dans le même sillage, le réseau d’internet fixe a également enregistré « une amélioration sensible des performances au niveau national », la vitesse moyenne de téléchargement de l’internet fixe en Algérie étant passée « de 50,85 Mbps en juillet 2025 à 90,45 Mbps en juillet 2026, soit une hausse de plus de 77 % en un an, portée par l’expansion continue du déploiement des réseaux de fibre optique à travers les différentes wilayas du pays », selon la même source.

#Internet#Oran
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La plateforme des Travaux publics intègre Dzair Digital Services

La plateforme des Travaux publics intègre Dzair Digital Services

Algeria Gate : La transformation numérique s’accélère en Algérie, La Haut-Commissariat à la Numérisation a annoncé l’intégration du portail du secteur des Travaux publics et des Infrastructures de base à la plateforme nationale Dzair Digital Services.

Cette intégration permettra aux entreprises et bureaux d’études d’effectuer en ligne leurs démarches liées à la qualification et à la classification professionnelles, ainsi qu’à l’agrément des bureaux d’études privés.

La plateforme des Travaux publics intègre Dzair Digital Services

Les opérateurs pourront désormais déposer leurs dossiers à distance et suivre leur traitement sans avoir à se déplacer auprès de l’administration centrale ou des directions des Travaux publics des wilayas.

Cette nouvelle étape, mise en œuvre conformément aux orientations du président Abdelmadjid Tebboune, vise à simplifier les procédures, réduire les délais de traitement et renforcer la transparence et l’efficacité des services publics.

De nouveaux services numériques devraient progressivement être ajoutés à la plateforme nationale, dans le cadre de l’accélération de la transformation numérique de l’administration algérienne.

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