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Depuis Doha, l’AAPI dévoile les nouvelles ambitions économiques de l’Algérie

• Auteur(e): B.kheireddine • 0 commentaires • 77 vues
Depuis Doha, l’AAPI dévoile les nouvelles ambitions économiques de l’Algérie

Algeria Gate : L’Algérie entend désormais miser sur des investissements étrangers capables de renforcer son appareil productif, de créer des emplois durables et de soutenir les exportations hors hydrocarbures. Cette orientation a été défendue par le directeur général de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI), Omar Rekkache, lors d’une table ronde de haut niveau organisée mardi 27 octobre à Doha, en marge du Forum mondial de l’investissement 2026.

Au cœur des discussions : la nécessité de dépasser les annonces d’investissements pour privilégier les projets effectivement réalisés et leurs retombées sur l’économie nationale. Une approche qui place la création de valeur, le transfert de technologies et l’intégration des entreprises locales au centre des politiques d’attractivité.

Organisée avec la participation de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), de l’Association mondiale des agences de promotion de l’investissement (WAIPA) et de partenaires internationaux, cette rencontre a réuni des responsables d’agences spécialisées et de zones économiques spéciales autour des nouveaux défis de l’investissement mondial.

Pour l’AAPI, la performance d’une politique d’investissement ne se limite plus aux montants annoncés ni au nombre de projets enregistrés. Elle doit se mesurer à travers les unités de production mises en service, les emplois créés, les technologies transférées et les exportations générées.

Cette orientation traduit la volonté de mieux ancrer les investissements étrangers dans le tissu économique algérien. Le développement de partenariats entre opérateurs internationaux et entreprises nationales, notamment dans la sous-traitance, constitue un levier pour renforcer les capacités industrielles locales et favoriser leur insertion dans les chaînes de valeur internationales.

L’enjeu est également de consolider la diversification économique en attirant des projets susceptibles de réduire la dépendance aux hydrocarbures et d’élargir la base des exportations nationales.

Pour soutenir cette ambition, Omar Rekkache a mis en avant les réformes engagées pour améliorer le climat des affaires, notamment l’évolution du cadre juridique, la numérisation des services, la facilitation de l’accès au foncier économique et la simplification des démarches administratives.

L’AAPI assure, pour sa part, la promotion de la destination Algérie et la prospection des investisseurs potentiels, tandis que le guichet unique national intervient dans le traitement des procédures liées aux projets. Cette complémentarité vise à fluidifier le parcours des opérateurs et à accélérer la concrétisation de leurs investissements.

Les discussions ont également mis l’accent sur le potentiel des zones économiques spéciales, appelées à dépasser leur fonction d’espaces d’accueil des entreprises pour devenir de véritables pôles industriels intégrés.

Leur efficacité dépend notamment de la qualité des infrastructures, de la disponibilité de l’énergie, des capacités logistiques, des compétences et de l’existence d’un réseau de fournisseurs locaux. Autant de conditions nécessaires pour attirer des investissements durables et améliorer la compétitivité des entreprises implantées.

L’intelligence artificielle a constitué un autre axe des échanges, avec un intérêt particulier pour son utilisation dans les agences de promotion de l’investissement. Ces technologies pourraient contribuer à optimiser les procédures, améliorer le traitement des demandes et renforcer les services destinés aux investisseurs.

À Doha, le message porté par l’AAPI est ainsi celui d’une attractivité davantage orientée vers les résultats économiques. Pour l’Algérie, le principal défi reste de convertir les réformes engagées et l’intérêt des investisseurs en projets opérationnels, générateurs d’emplois, de production nationale, d’exportations et de transfert de savoir-faire.

#AAPI#Algerie
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Tebboune : l’Algérie veut renforcer son rôle de puissance énergétique

Tebboune : l’Algérie veut renforcer son rôle de puissance énergétique

Algeria Gate : Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a réaffirmé la volonté de l’Algérie de renforcer son rôle dans le secteur énergétique, en misant à la fois sur le gaz, les énergies renouvelables et l’hydrogène.

Sur le plan continental, le président Tebboune a mis en avant le projet du Gazoduc transsaharien (TSGP), dont la capacité d’exportation est estimée à 30 milliards de mètres cubes par an. Il a présenté ce projet comme une illustration d’une vision commune pour une Afrique plus intégrée, fondée sur la coopération Sud-Sud et destinée à contribuer à la lutte contre la pauvreté énergétique et au développement durable.

Le chef de l’État a également souligné l’engagement de l’Algérie en faveur d’une transition énergétique juste et maîtrisée, conciliant les impératifs climatiques avec la souveraineté nationale et la sécurité énergétique.

Dans ce cadre, l’Algérie entend réduire l’empreinte carbone de son industrie, notamment à travers la diminution des émissions de méthane et du torchage, ainsi que le développement de solutions de captage du carbone.

Par ailleurs, Abdelmadjid Tebboune a rappelé l’ambition de l’Algérie de produire 15 000 MW d’énergies renouvelables à l’horizon 2035, avec un investissement estimé à près de 22 milliards d’euros.

L’Algérie ambitionne également de devenir un acteur majeur dans le domaine de l’hydrogène, notamment à travers le South2 Corridor, développé avec des partenaires européens et la Tunisie. Ce corridor doit permettre à l’Algérie de renforcer ses capacités d’exportation de gaz, d’électricité, d’ammoniac et d’hydrogène, tout en consolidant sa position de plateforme énergétique entre les continents.

Enfin, le président Tebboune a appelé les membres du Forum des pays exportateurs de gaz à renforcer leur coopération, afin de contribuer à la stabilité des marchés et à la sécurité des approvisionnements face aux tensions géopolitiques.

Depuis le sommet, il a plaidé pour une voix commune du Forum afin de défendre les intérêts des pays membres et pour élargir la présence du gaz sur de nouveaux marchés, notamment dans le cadre de la coopération Sud-Sud.

#Russie#tebboune
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Retour à la normale du service Internet en Algérie après l’achèvement de la maintenance du câble sous-marin

Retour à la normale du service Internet en Algérie après l’achèvement de la maintenance du câble sous-marin

Algeria Gate : Le ministère de la Poste et des Télécommunications a annoncé aujourd’hui l’achèvement avec succès des travaux de maintenance du câble sous-marin reliant l’Algérie à l’Espagne, confirmant le retour du service Internet à la normale.

Dans un communiqué, le ministère a précisé que les travaux de maintenance, lancés dans la nuit du lundi 26 octobre et achevés aujourd’hui, se sont déroulés avec succès grâce au basculement préalable du trafic de données vers d’autres câbles sous-marins, ainsi qu’à la mise en place d’une gestion temporaire et rigoureuse du réseau de services par les ingénieurs d’Algérie Télécom.

Selon le ministère, ces mesures ont permis d’assurer la continuité des services essentiels, sans impact significatif durant la période des travaux, contribuant ainsi à limiter les éventuelles perturbations pour les citoyens et les entreprises.

La réussite de cette opération souligne l’importance des mesures techniques préventives pour garantir la continuité des communications et préserver la qualité des services numériques, alors que l’utilisation d’Internet ne cesse de prendre de l’ampleur dans les différents secteurs.

#Internet
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Corridor marocain face au TSGP : Le ministre nigérian enterre le projet marocain

Corridor marocain face au TSGP : Le ministre nigérian enterre le projet marocain

Algeria Gate : Le rêve gazier marocain se heurte à la dure réalité industrielle. Alors que Rabat mise sur un mégaprojet atlantique confronté à de lourdes incertitudes de financement et de faisabilité, l’Algérie et le Nigeria font avancer une alternative transsaharienne qui dispose d’un avantage décisif : des travaux engagés et un réseau gazier algérien déjà relié aux marchés européens.

En effet, la 28e réunion ministérielle du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF), tenue à Moscou, a remis ce contraste au premier plan. Ekperikpe Ekpo, ministre d’État nigérian chargé des ressources gazières, y a réaffirmé l’importance du gazoduc transsaharien, le qualifiant de « prioritaire » et comme l’unique colonne vertébrale viable pour désenclaver le Sahel et alimenter le marché mondial.

Cette déclaration confirme que la bataille des corridors gaziers africains se joue désormais aussi sur le terrain de la concrétisation, et non plus seulement sur celui des annonces.

Au-delà des déclarations diplomatiques, le projet bénéficie d’avancées concrètes. Le Nigeria déploie progressivement son réseau de canalisations du sud vers le nord, tandis que les travaux de raccordement du côté algérien ont été lancés en juin 2026 dans la région d’Aoulef.

Cette progression traduit la volonté des deux pays de franchir une nouvelle étape dans leur coopération énergétique. Les engagements présentés à Alger par les responsables de la compagnie nationale nigériane NNPC au président Abdelmadjid Tebboune s’inscrivent dans cette dynamique.

En parallèle, Abuja a conclu quatre décisions finales d’investissement avec des compagnies internationales afin de renforcer ses capacités de production gazière. Un élément essentiel pour soutenir, à terme, les volumes nécessaires à l’alimentation du futur corridor.

Pour l’Algérie, l’enjeu dépasse la seule dimension commerciale. Il s’agit de consolider sa position de plateforme énergétique entre l’Afrique et l’Europe, tout en approfondissant ses relations économiques avec l’une des principales puissances gazières du continent.

Face à cette dynamique, le Gazoduc Afrique-Atlantique (GAA), promu par Rabat, reste confronté à d’importants défis financiers et techniques. Dans un entretien accordé au média spécialisé Attaqa, Jeff Porter, président du cabinet américain North Africa Risk Consulting, souligne les vulnérabilités opérationnelles d’un projet dont le tracé doit traverser plusieurs pays et combiner des infrastructures terrestres et sous-marines sur des milliers de kilomètres.

La multiplicité des territoires concernés implique des négociations complexes, des cadres réglementaires différents et des risques liés à la sécurité de certaines zones. À ces contraintes s’ajoute la question centrale du financement, déterminante pour un chantier d’une telle ampleur.

Le montage financier, le calendrier de réalisation et la rentabilité du projet demeurent ainsi des défis majeurs. Tant que ces paramètres ne sont pas suffisamment clarifiés, le GAA peine à démontrer sa capacité à rivaliser avec une initiative qui bénéficie déjà d’avancées sur ses segments nationaux.

Pour Rabat, le risque est de voir ses ambitions énergétiques régionales rester longtemps tributaires de promesses d’investissement et d’un calendrier difficile à concrétiser. Le projet atlantique conserve une portée diplomatique, mais sa réalisation suppose encore de surmonter des obstacles considérables. L’écart entre l’ambition affichée et les exigences industrielles pourrait ainsi devenir le principal handicap de cette initiative.

C’est précisément sur ce terrain que l’Algérie entend faire la différence. Contrairement au projet marocain, le gazoduc transsaharien peut s’appuyer sur un réseau gazier algérien déjà développé et relié aux marchés européens, notamment grâce aux connexions avec l’Espagne et l’Italie.

Cette infrastructure constitue un avantage économique potentiel. Elle permet d’envisager l’acheminement de nouveaux volumes sans devoir construire intégralement un système d’exportation à partir de zéro. Dans une industrie caractérisée par des investissements lourds et des délais de réalisation importants, cet atout pèse dans la comparaison des deux projets.

L’Europe, confrontée aux incertitudes géopolitiques et à la nécessité de diversifier ses approvisionnements, représente un débouché stratégique pour le gaz africain. Une liaison entre le Nigeria et l’Algérie pourrait ainsi renforcer les capacités d’approvisionnement du continent tout en consolidant la place d’Alger dans les échanges énergétiques avec les marchés européens.

Le contraste entre les deux initiatives se dessine autour d’un critère essentiel : la capacité à transformer les ambitions en réalisations industrielles. L’Algérie et le Nigeria avancent sur une coopération soutenue par des travaux engagés et des infrastructures existantes, tandis que le Maroc doit encore lever d’importantes incertitudes concernant la faisabilité et le financement de son projet atlantique.

Pour Rabat, le défi ne consiste donc plus seulement à afficher une ambition énergétique continentale, mais à démontrer qu’elle peut se traduire par un ouvrage réalisable et rentable. Pour Alger, l’objectif est de convertir son avantage infrastructurel et son partenariat avec Abuja en une position renforcée sur les marchés internationaux.

#Algerie#Maroc#TSGP
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B.kheireddine
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