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Scandale à la FAF : de lourdes condamnations tombent sur les anciens dirigeants

• Auteur(e): H.M • 0 commentaires • 8 vues
Scandale à la FAF : de lourdes condamnations tombent sur les anciens dirigeants

Algeria Gate : La justice algérienne a rendu son verdict dans l’affaire impliquant plusieurs anciens responsables de la Fédération algérienne de football (FAF), avec de lourdes peines de prison prononcées à l’encontre de plusieurs figures de l’instance dirigeante du football national.

Les deux anciens présidents de la FAF, Kheireddine Zetchi et Charaf-Eddine Amara, ont été condamnés à 8 ans de prison ferme chacun.

L’ancien président de la FAF Djahid Zefizef écope, quant à lui, de 6 ans de prison ferme.

D’autres anciens responsables ont également été condamnés :

  • Mohamed Saâd, Mounir Debichi, Abdelghani Nekache et Amine Labdi : 3 ans de prison ferme chacun ;
  • Abdelmoumen Berrad : 2 ans de prison ferme ;
  • Abdallah Guedah, Bahloul, Gouti et Hachem : 1 an de prison ferme chacun.

Ces condamnations constituent un épisode majeur dans le dossier judiciaire qui concerne la gestion et les responsables successifs de la Fédération algérienne de football.

#Charaf-Eddine Amara#FAF#Kheireddine Zetchi
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Mondial 2030 : le Maroc brade sa souveraineté fiscale pour séduire la FIFA

Mondial 2030 : le Maroc brade sa souveraineté fiscale pour séduire la FIFA

Algeria Gate : À l’approche de la Coupe du monde 2030, que le Maroc coorganisera avec l’Espagne et le Portugal, Rabat s’apprête à accorder des avantages fiscaux et douaniers considérables à la FIFA et aux acteurs associés à la compétition. Inscrites dans le projet de loi de finances 2027, ces mesures soulèvent une question majeure : jusqu’où les finances publiques marocaines devront-elles supporter le coût des exigences du football mondial, alors que le manque à gagner pour le Trésor reste à chiffrer ?

En effet, derrière les promesses de retombées économiques et de prestige international, le dispositif envisagé met en lumière un déséquilibre potentiel entre les engagements de l’État hôte et les obligations fiscales imposées aux acteurs économiques opérant sur son territoire.

Ainsi, le projet budgétaire marocain prévoit une série d’exemptions qui pourraient largement alléger les charges fiscales liées à l’organisation du tournoi. L’impôt sur les sociétés, la TVA, les retenues à la source et les droits d’enregistrement figurent parmi les prélèvements concernés par le dispositif annoncé.

Le périmètre des bénéficiaires dépasserait la seule FIFA, présidée par Gianni Infantino. Les filiales de l’organisation, les confédérations continentales, les fédérations membres, ainsi que certains joueurs non-résidents, officiels et personnels mobilisés pour l’événement pourraient également profiter de ces avantages.

Autrement dit, Rabat envisage d’aménager un régime fiscal exceptionnel au profit d’un vaste réseau d’acteurs internationaux. Une décision qui interroge sur l’équité fiscale, alors que les entreprises marocaines et les contribuables ordinaires restent soumis aux règles en vigueur.

Le problème n’est pas uniquement celui des exonérations en elles-mêmes, mais celui de leur étendue, de leur justification économique et des contreparties attendues en échange de ces privilèges.

Les concessions envisagées ne s’arrêtent pas à la fiscalité intérieure. Le projet prévoit également des allègements douaniers pour des marchandises importées dans le cadre de la compétition.

Les bénéficiaires potentiels incluraient, outre les instances sportives, des diffuseurs internationaux, des prestataires de services et des sous-traitants agréés. Ce dispositif élargirait ainsi les avantages accordés à une partie de l’écosystème commercial gravitant autour du tournoi.

Selon le calendrier présenté, ces mesures pourraient s’appliquer du 1er janvier 2027 jusqu’à la fin de 2032. Leur durée dépasse donc largement celle de la compétition, prévue en 2030, et pose la question du contrôle des activités effectivement couvertes par les exonérations.

Reste à savoir quelles garanties permettront d’éviter que ce régime dérogatoire ne se transforme en avantage économique disproportionné pour des opérateurs privés bénéficiant déjà de l’exposition mondiale offerte par l’événement.

C’est sur le terrain budgétaire que le dossier soulève les interrogations les plus importantes. L’organisation d’une Coupe du monde nécessite des investissements considérables dans les stades, les transports, les équipements et les infrastructures d’accueil. Or, à ces dépenses s’ajoute potentiellement le coût indirect des recettes fiscales auxquelles l’État accepte de renoncer.

En l’absence d’une estimation détaillée du manque à gagner dans le dispositif décrit, il demeure difficile de mesurer précisément l’impact de ces exemptions sur les finances publiques marocaines. Cette lacune pose un problème de transparence : comment évaluer le rapport entre les bénéfices économiques attendus du Mondial et les concessions consenties à ses organisateurs et partenaires ?

Les défenseurs de telles mesures pourraient avancer qu’elles découlent des exigences contractuelles de la FIFA et qu’elles facilitent l’organisation d’un événement susceptible de stimuler le tourisme, l’investissement et l’activité économique. Mais ces retombées restent à mettre en regard du coût réel des engagements publics, de leur répartition et de leur durabilité.

Sans chiffrage public suffisamment précis, les promesses de retombées économiques risquent de servir d’argument commode pour justifier des avantages dont la facture finale reste difficile à apprécier.

https://twitter.com/LionTimes_/status/2114705999810400431?s=20
#Maroc#Mondial2030
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B.kheireddine
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Lavrov rencontrera Ahmed Attaf lors du sommet Russie-Afrique

Lavrov rencontrera Ahmed Attaf lors du sommet Russie-Afrique

Algeria Gate : Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, doit tenir une rencontre bilatérale avec son homologue algérien, Ahmed Attaf, en marge du prochain sommet Russie-Afrique.

L’annonce a été faite par la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, lors d’une rencontre avec les participants au forum médiatique « Russie–Afrique 2026 ».

Cette rencontre devrait permettre aux deux responsables d’échanger sur les relations bilatérales entre l’Algérie et la Russie, ainsi que sur plusieurs dossiers d’intérêt commun dans le cadre du partenariat russo-africain.

Lavrov rencontrera Ahmed Attaf lors du sommet Russie-Afrique

La réunion intervient alors que Moscou cherche à renforcer ses relations avec les pays africains, tandis que l’Algérie maintient une coopération étroite avec la Russie dans plusieurs domaines, notamment politique, économique et diplomatique.

La rencontre Lavrov–Attaf sera ainsi particulièrement suivie, compte tenu de l’importance des relations algéro-russes et des enjeux régionaux et internationaux abordés lors de ce sommet.

#Afrique#Algerie#Russie
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Ag Intinikar: Nos pays doivent adopter une monnaie commune avec l’Algérie

Ag Intinikar: Nos pays doivent adopter une monnaie commune avec l’Algérie

Algeria Gate : Dans un Sahel confronté à des défis sécuritaires persistants et à une intensification des rivalités géopolitiques, le renforcement des relations entre l’Algérie et le Niger apparaît comme un enjeu majeur pour l’avenir de la région. Forts de leur proximité géographique, de leurs liens historiques et de leur intérêt commun pour la stabilité régionale, les deux pays disposent d’atouts importants pour construire un partenariat fondé sur le bon voisinage et la coopération mutuellement bénéfique.

Dans cet entretien, Alhassane Ag Intinikar, homme politique nigérien et ancien candidat aux élections présidentielle de 2020-2021; président national de l’ancien parti nigerien pour la paix et le développement PNPD Akal-Kassa; ancien conseiller spécial à la présidence de la République du Niger, répond aux questions de «algeria Gate», et il exprime sa préférence pour un rapprochement stratégique avec Alger, qu’il considère comme un partenaire naturel du Niger face aux menaces terroristes et aux défis du développement. Il revient sur la portée de la coopération militaire algéro-nigérienne, l’expérience algérienne en matière de lutte contre le terrorisme, les perspectives de projets structurants dans les domaines de l’énergie et des transports, ainsi que la nécessité de renforcer l’intégration économique entre les deux pays.

L’intervenant plaide également pour une coopération régionale davantage fondée sur la confiance, la transparence et le respect de la souveraineté des États, tout en appelant Alger et Niamey à franchir une nouvelle étape dans leur partenariat, notamment à travers la facilitation de la circulation des personnes et une réflexion sur la souveraineté monétaire des pays du Sahel.

Entretien réalisé par Housseyne lensari

Question : Vous avez précédemment affirmé privilégier la coopération militaire avec l’Algérie plutôt que les partenariats avec la Russie, la Turquie ou l’Iran. Qu’est-ce qui fait de l’Algérie un partenaire stratégique fiable pour le Niger ? Comment cette coopération est-elle perçue par l’opinion publique nigérienne ?

Alhassane Ag Intinikar : L’Algérie est un pays africain voisin avec lequel le Niger partage le même espace sahélien, des liens humains et historiques ainsi que des objectifs communs, notamment la souveraineté et l’indépendance de nos États face à l’impérialisme.

Nous sommes également confrontés à une menace commune, le terrorisme. À mon avis, certains autres partenaires privilégient avant tout leurs propres intérêts. Cela ne signifie pas qu’il faille rompre avec eux, mais je préfère, de très loin, une coopération militaire et économique renforcée avec l’Algérie plutôt qu’avec la Russie, l’Iran, la Turquie, les États-Unis, la France ou d’autres puissances.

L’Algérie défend une vision panafricaniste et, selon moi, n’a jamais collaboré avec des forces hostiles dans le but de déstabiliser le Niger. Elle a, au contraire, contribué aux efforts de paix et de stabilité dans notre pays, notamment à travers son rôle dans les accords de paix conclus avec les mouvements armés.

Je considère qu’une large majorité de Nigériens partage cette vision. Cette adhésion populaire constitue, à mes yeux, l’un des facteurs ayant encouragé les autorités nigériennes à privilégier cette orientation responsable.

Ag Intinikar: Nos pays doivent adopter une monnaie commune avec l’Algérie

Question : Comment analysez-vous l’approbation par le Parlement algérien de l’envoi d’unités militaires au Niger ? Cette décision traduit-elle la volonté de l’Algérie d’assumer des responsabilités accrues en matière de sécurité régionale ?

Alhassane Ag Intinikar : À mon avis, le vote du Parlement algérien traduit avant tout le respect des lois et des procédures constitutionnelles de l’Algérie. Il s’agit d’une démarche institutionnelle qui permet d’encadrer toute décision relative à un éventuel déploiement militaire dans le respect du droit national.

Cette approche me paraît importante, car elle permet d’éviter les erreurs commises par certaines puissances étrangères, notamment la France et les États-Unis, dans leurs interventions passées.

Je considère que le respect du cadre constitutionnel et des institutions nationales est essentiel pour bâtir une coopération sécuritaire crédible, responsable et respectueuse de la souveraineté des États concernés.

Question : Dans quelle mesure la position algérienne témoigne-t-elle de son attachement à la sécurité et à la stabilité du Niger, considérées comme étroitement liées à la sécurité nationale des deux pays ?

Alhassane Ag Intinikar : L’Algérie est pleinement consciente que la sécurité du Niger est étroitement liée à la sienne. Si le Niger venait à être déstabilisé par des forces hostiles, l’Algérie ne serait pas épargnée par les conséquences de cette situation, compte tenu de la proximité géographique et de l’interconnexion des menaces dans la région.

À mes yeux, l’attitude de l’Algérie lors des événements des 28 et 29 août 2026 a illustré cette préoccupation. Selon les informations que j’évoque, l’Algérie aurait déployé cinq avions de combat à la demande des autorités nigériennes.

J’y vois un signe de solidarité et la manifestation d’une compréhension commune des enjeux sécuritaires. La stabilité du Niger ne concerne pas uniquement Niamey : elle participe également à la sécurité de l’ensemble de son voisinage sahélien.

Question : Face aux défis sécuritaires auxquels le Sahel est confronté, comment l’expérience algérienne en matière de lutte contre le terrorisme et de sécurisation des frontières pourrait-elle contribuer au renforcement des capacités de l’armée nigérienne ?

Alhassane Ag Intinikar : La première contribution consiste à renforcer la sécurisation des frontières et à empêcher les groupes armés de disposer de sanctuaires dans les zones frontalières des pays sahéliens.

Je rappelle que l’Algérie a elle-même été confrontée à la menace terroriste et qu’elle possède une expérience importante dans ce domaine. Cette expérience pourrait aider les États du Sahel à mieux comprendre la menace et à élaborer des réponses adaptées à leurs réalités.

L’Algérie pourrait notamment contribuer au partage de renseignements, à la formation des forces de défense et de sécurité (FDS), ainsi qu’au renforcement des capacités opérationnelles. Ce sont des domaines dans lesquels la coopération entre nos pays peut apporter une réelle valeur ajoutée.

À mon sens, une collaboration étroite, fondée sur la confiance et le respect de la souveraineté nationale, constitue l’une des voies les plus prometteuses pour lutter durablement contre le terrorisme.

Question : Que répondez-vous à ceux qui expriment des réserves quant au rôle sécuritaire de l’Algérie, alors que la coopération entre les deux pays repose sur la proximité géographique, les intérêts communs et le respect de la souveraineté nationale ?

Alhassane Ag Intinikar : Je pense que le rôle de l’Algérie doit être apprécié à la lumière de son histoire, de sa position géographique et de son approche des relations avec ses voisins.

L’Algérie est un pays directement concerné par la sécurité du Sahel. Elle a donc tout intérêt à soutenir la stabilité de ses voisins et à favoriser des solutions qui permettent aux États de la région de préserver leur indépendance et leur souveraineté.

Pour moi, la coopération avec Alger doit être jugée sur la base des actes, du dialogue et des résultats obtenus, plutôt que sur des appréhensions ou des considérations liées aux rivalités internationales.

Le Niger a besoin de partenaires qui comprennent ses réalités et qui contribuent au renforcement de ses capacités nationales. Je considère que l’Algérie peut jouer ce rôle.

Question : Pensez-vous que le renforcement du partenariat algéro-nigérien puisse constituer un fondement solide pour la stabilité de la région du Sahel, à l’écart des rivalités et des luttes d’influence internationales ?

Alhassane Ag Intinikar : Oui, je considère que le renforcement de ce partenariat peut constituer un facteur important de stabilité pour l’ensemble du Sahel.

L’Algérie et le Niger partagent des intérêts stratégiques qui dépassent le seul domaine militaire. Ils ont besoin d’une coopération durable dans les domaines politique, économique, sécuritaire et humain.
Pour parvenir à une stabilité réelle, les pays de la région doivent pouvoir compter sur leurs propres capacités et les capacités de ses frères voisins.

Je crois qu’un rapprochement plus profond entre Alger et Niamey pourrait contribuer à consolider cette dynamique et à favoriser une approche régionale davantage fondée sur la concertation, la solidarité et la responsabilité partagée.

Question : Comment la population nigérienne perçoit-elle le président algérien Abdelmadjid Tebboune et son approche fondée sur la coopération, le bon voisinage et le respect de la souveraineté du Niger ? Dans quelle mesure cette approche est-elle appréciée par les Nigériens ?

Alhassane Ag Intinikar : Je considère qu’une large majorité du peuple nigérien voit dans le président Abdelmadjid Tebboune un dirigeant susceptible de contribuer à la consolidation de la souveraineté et de la stabilité des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), et particulièrement du Niger.

Pour beaucoup de Nigériens, l’Algérie représente un partenaire africain de proximité, avec lequel il est possible de construire une relation fondée sur le respect, la solidarité et la défense des intérêts communs.

La confiance accordée à l’Algérie et à son président repose, selon moi, sur cette perception d’une coopération qui tient compte des réalités régionales et du droit des peuples à décider de leur propre avenir.

Je pense que cette approche est appréciée par de nombreux Nigériens, qui souhaitent voir les relations entre nos deux pays se renforcer davantage.

Question : L’Algérie et le Niger s’orientent vers un renforcement de leur coopération à travers de grands projets stratégiques dans les domaines de l’énergie, des transports et des infrastructures. Quelles retombées concrètes ces projets pourraient-ils avoir sur le quotidien des citoyens nigériens, notamment en matière de développement, de création d’emplois et d’intégration économique régionale ?

Alhassane Ag Intinikar : Je suis convaincu que ces projets peuvent avoir des retombées positives importantes, à condition qu’ils soient menés à bien et qu’ils répondent aux besoins réels des populations.

Le développement des infrastructures, de l’énergie et des transports peut favoriser les échanges commerciaux, améliorer l’accès aux services, créer des emplois et renforcer les liens économiques entre le Niger et l’Algérie.

Ces initiatives correspondent, selon moi, aux aspirations d’une grande partie de la population nigérienne, qui souhaite voir émerger des projets structurants capables d’améliorer durablement ses conditions de vie.

Je souhaite également que les deux pays prennent des mesures concrètes pour faciliter la circulation de leurs citoyens. La suppression des visas entre l’Algérie et le Niger serait une avancée importante, car elle permettrait de renforcer les échanges humains, commerciaux et culturels et de rapprocher davantage nos deux peuples.

Question : La région du Sahel est confrontée à une intensification de la concurrence régionale et internationale, dans un contexte marqué par des accusations d’ingérence dans les affaires intérieures de certains États et de soutien à des groupes armés. Comment analysez-vous ces évolutions ? Quels risques représentent-elles pour la sécurité du Niger et la stabilité régionale, notamment au regard des liens étroits entre la sécurité du Sahel et la sécurité nationale de l’Algérie ?

Alhassane Ag Intinikar : À mon avis, l’unité des peuples constitue l’un des meilleurs remparts contre les tentatives de déstabilisation. Un peuple uni, conscient de ses intérêts et capable de faire confiance à ses institutions dispose de moyens plus importants pour faire face aux menaces.

Cela suppose toutefois de privilégier la transparence, le dialogue et la communication entre les gouvernements et les populations. Ces principes sont essentiels pour éviter que les rumeurs, la désinformation ou les manipulations ne fragilisent les relations entre les pays de la région.

Je considère également que l’Algérie et le Niger doivent maintenir un dialogue constant et renforcer leur coopération afin de prévenir les crises et de répondre efficacement aux défis communs.

La stabilité du Sahel nécessite une responsabilité collective, ainsi qu’une volonté politique de préserver l’unité et la confiance entre les peuples.

Question : Quel message souhaitez-vous adresser aux dirigeants algériens et nigériens quant à la nécessité de dépasser le rapprochement politique actuel pour bâtir un partenariat sécuritaire et économique plus approfondi ?

Alhassane Ag Intinikar : Mon message aux autorités algériennes et nigériennes est simple : elles doivent agir avec franchise, sincérité et honnêteté, en plaçant les intérêts de leurs peuples au cœur de leurs décisions.

Je les invite à réfléchir à des mécanismes d’intégration économique plus ambitieux, notamment à la possibilité d’une coopération monétaire renforcée entre l’Algérie et les pays de l’Alliance des États du Sahel.

À titre personnel, je souhaite que cette réflexion aille jusqu’à l’étude de la création d’une monnaie commune ou, à défaut, de mécanismes permettant une utilisation accrue de la monnaie algérienne dans les échanges entre nos pays. Une telle démarche devrait naturellement faire l’objet d’études économiques, financières et institutionnelles approfondies.

L’objectif serait de renforcer notre souveraineté monétaire, de faciliter les échanges commerciaux et de réduire les dépendances héritées du passé, notamment celles liées au franc CFA, que je considère comme l’un des facteurs ayant contribué aux difficultés de développement de nos pays.

Je souhaite enfin que l’Algérie et le Niger donnent un nouvel élan à leur coopération en faisant de leur proximité géographique un véritable avantage stratégique. Notre région a besoin de partenariats durables, capables de produire des résultats concrets pour les populations et de construire un avenir fondé sur la paix, la souveraineté et le développement partagé.

#Ag Intinikar#Algerie#Niger
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