Algeria Gate : Depuis sa réélection en septembre 2024 pour un second mandat, le président Abdelmadjid Tebboune a poursuivi une feuille de route articulée autour de deux priorités : consolider l’économie nationale et réaffirmer le rôle de l’Algérie sur la scène internationale. Deux ans après, le bilan mis en avant par les autorités et salué par plusieurs institutions internationales dresse le portrait d’un pays en pleine dynamique.
Un redressement économique porté par la diversification
Le premier acquis souvent cité est la trajectoire de croissance du pays, Selon les projections du FMI, le PIB algérien s’élevait à 285,72 milliards de dollars en 2025 et devrait atteindre 317 milliards de dollars en 2026, plaçant l’Algérie parmi les économies les plus dynamiques du continent, En parité de pouvoir d’achat, le PIB est même estimé à plus de 941 milliards de dollars pour 2026, un indicateur qui reflète le poids réel de l’économie algérienne rapporté au coût de la vie.
Autre signal encourageant : la Banque mondiale a revu ses prévisions à la hausse pour 2025, avec une croissance devant atteindre 3,8 %, tirée par la vigueur des secteurs non pétroliers, L’institution souligne que cette progression traduit une transformation structurelle de l’économie, portée par une dynamique d’investissement soutenue et une consommation intérieure robuste, Le FMI confirme cette tendance en relevant une croissance supérieure à 3 % en 2025 et une progression de plus de 5 % pour les secteurs hors hydrocarbures, avec une inflation contenue et un endettement jugé faible.
Cette diversification s’accompagne d’ambitions industrielles fortes : les autorités visent une part de l’industrie dans le PIB portée à 15 % à l’horizon 2030, contre environ 5 % actuellement, avec l’objectif déclaré de dépasser les 400 milliards de dollars de PIB d’ici 2027.
Le volet social n’a pas été négligé. L’année 2025 a ainsi été marquée par plusieurs mesures présentées comme historiques : la revalorisation du salaire national minimum garanti à 24 000 dinars et le lancement du programme de logement AADL 3, Ce dernier, qui s’inscrit dans l’engagement présidentiel de réaliser deux millions de logements durant le quinquennat, a déjà permis le lancement des travaux dans 26 wilayas, avec plus de 80 000 unités mises en chantier fin 2025, sur un objectif de 500 000 logements.
Sur le plan des investissements étrangers, les autorités mettent également en avant des partenariats stratégiques, comme l’accord conclu avec la Chine visant des investissements chinois à hauteur de 36 milliards de dollars, ainsi que la modernisation continue d’infrastructures publiques, à l’image de l’opération d’importation de 10 000 autobus destinée à renouveler le parc de transport public.
Une diplomatie qui retrouve son rayonnement
Sur le plan international, le fait marquant de la période reste l’élection de l’Algérie comme membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies pour le mandat 2024-2025, Une élection obtenue à une majorité écrasante et présentée par la présidence comme la traduction de l’estime dont bénéficie le président Tebboune de la part de la communauté internationale, ainsi que la reconnaissance du rôle pivot de l’Algérie dans la région.
Ce siège a permis à la diplomatie algérienne de peser sur plusieurs dossiers majeurs, Le pays a notamment porté la voix du continent africain au sein de l’organe onusien, en défendant activement la cause palestinienne : l’Algérie a affirmé vouloir continuer à soutenir le peuple palestinien dans sa lutte pour le recouvrement de ses droits légitimes, une position que les autorités inscrivent dans la continuité historique de la diplomatie algérienne.
Le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a dressé un bilan valorisant de cette action, rappelant que l’engagement de l’Algérie au Conseil de sécurité s’inscrit dans le cadre des instructions données par le président de la République, Plus largement, les autorités consulaires soulignent qu’en 2025, l’Algérie a accordé une importance particulière à ses relations de bon voisinage et de respect mutuel, en consolidant la coopération sécuritaire et économique régionale et en jouant un rôle de médiateur dans la résolution de plusieurs conflits.
Cette période est également décrite comme celle de la consolidation d’un « retour en force » de l’Algérie sur la scène diplomatique : la tenue de sommets et de conférences internationales à Alger, ainsi que les nombreuses visites de chefs d’État, ont permis à la diplomatie algérienne de reprendre sa place dans le concert des nations, selon la presse nationale, qui relève que désormais, la voix du pays « compte » sur la scène régionale et internationale.
Un cap assumé pour les années à venir
Deux ans après le début de ce second mandat, le discours officiel met donc en avant une Algérie qui conjugue stabilité macroéconomique, diversification productive, avancées sociales et affirmation diplomatique, avec l’ambition déclarée de faire du pays une économie émergente et un acteur incontournable de son environnement régional.


