Algeria Gate : L’Algérie s’affirme comme l’un des fournisseurs de gaz naturel liquéfié (GNL) du Royaume-Uni, à un moment où la production de gaz en mer du Nord connaît un net recul, poussant Londres à renforcer sa dépendance aux importations pour couvrir ses besoins énergétiques.
Un déclin marqué de la production britannique
Selon les données rapportées par le site du quotidien algérien Echorouk, la production britannique de gaz en mer du Nord s’est établie à environ 28 milliards de mètres cubes en 2025, couvrant près de 41 % des besoins du pays, Or, cette production devrait chuter à 14 milliards de mètres cubes au cours des quatre prochaines années, avant de tomber à seulement 6 milliards de mètres cubes à l’horizon 2035.
Une dépendance croissante aux importations
Cette baisse structurelle de la production nationale devrait mécaniquement accentuer la dépendance britannique aux importations de gaz, Selon les mêmes prévisions, la part des importations dans la couverture des besoins gaziers du Royaume-Uni devrait dépasser 70 % d’ici 2030, avant de grimper jusqu’à 85 % à l’horizon 2035.
Face à ce déclin annoncé de la production domestique, le recours au gaz naturel liquéfié apparaît comme une solution incontournable pour combler l’écart croissant entre l’offre locale et la demande énergétique du pays.
L’Algérie, fournisseur de plus en plus présent sur le marché britannique
C’est dans ce contexte que l’Algérie a émergé parmi les fournisseurs de GNL du Royaume-Uni, Le pays, qui dispose d’importantes capacités de liquéfaction à travers ses complexes gaziers historiques, notamment à Arzew et Skikda, ainsi que du gazoduc Medgaz reliant directement l’Algérie à l’Espagne, cherche à diversifier ses débouchés à l’export, dans un marché énergétique européen en pleine recomposition depuis plusieurs années.
Cette évolution illustre la manière dont le recul progressif de certains bassins de production historiques, comme la mer du Nord, ouvre de nouvelles opportunités pour les pays producteurs de gaz capables de répondre rapidement à la demande, à l’image de l’Algérie, régulièrement citée parmi les principaux fournisseurs de gaz de l’Europe.



