Algeria Gate: Les autorités nigériennes ont livré mardi soir de nouvelles révélations sur la tentative de rébellion militaire qui a secoué Niamey dans la nuit du 28 au 29 août 2026. Selon elles, des acteurs internes et externes auraient orchestré cette opération destinée à déstabiliser le pays.
À la télévision nationale, le capitaine Roger Gabriel, commandant du 1er bataillon de parachutistes de Niamey, a nommé plusieurs officiers qu’il présente comme les instigateurs du mouvement. Il a également pointé la participation d’éléments de l’unité de sécurité et de renseignement de l’armée (BSR).
Le capitaine a élargi le cercle des accusations. Selon son témoignage, des proches de l’ancien président Mohamed Bazoum seraient impliqués, tout comme des officiers français, tchadiens, béninois et ivoiriens. Il a affirmé avoir reçu des appels en provenance de Belgique et de Dubaï l’incitant à rallier sa compagnie aux mutins.
Plus grave encore, Roger Gabriel a évoqué des préparatifs visant à faire atterrir des forces spéciales françaises à l’aéroport de Niamey pour appuyer les rebelles. Cette accusation place directement la France au centre du récit officiel nigérien.
Au-delà de l’échec d’une mutinerie, ces déclarations dessinent une tentative plus large : exploiter les fractures internes pour rouvrir des espaces d’influence étrangère au Niger, après les profonds bouleversements géopolitiques et militaires des dernières années.
Le message de Niamey est net. La bataille ne se limite plus à quelques mutins dans les casernes. Elle s’étend, aux yeux des autorités, à un réseau d’influence extérieur cherchant à reconquérir un pied-à-terre dans le pays par le biais d’alliés locaux.