Algeria Gate : À la suite de l’annonce du président algérien Abdelmadjid Tebboune concernant l’application de la peine de mort à l’encontre des auteurs d’incendies criminels volontaires, la machine médiatique française serait entrée dans une véritable hystérie face à une décision souveraine qui aurait bousculé les calculs de ceux qui cherchent à déstabiliser l’Algérie.
Les chaînes et journaux français semblent avoir adopté un même choix lexical pour désigner les auteurs de ces actes, en privilégiant le terme « pyromane », qui renvoie à une personne souffrant d’une obsession ou d’une pulsion pathologique à provoquer des incendies, plutôt que de les présenter comme des criminels agissant délibérément ou comme des individus impliqués dans des actes criminels.

La question se pose alors : les médias français se sont-ils soudainement transformés en cliniques psychiatriques ? Ou ce choix lexical participe-t-il à une tentative de remodeler l’image de l’auteur des faits dans l’esprit du public, en faisant passer l’affaire du terrain du crime, des motivations, de la responsabilité et de la sanction à celui de la maladie, de la compassion et de la responsabilité pénale ?
Fait particulièrement notable, BFMTV, CNews et Le Figaro ont tous employé cette même qualification, ce qui soulève des interrogations sur les raisons de cette convergence médiatique, sur l’éventuelle orientation du discours de ces médias et sur les cercles qui pourraient chercher à influencer l’opinion publique française et à imposer une certaine lecture des événements qui se déroulent en Algérie.

Car lorsqu’on remplace la description d’un « incendiaire volontaire » par celle d’un « pyromane », il ne s’agit pas nécessairement d’un simple choix lexical anodin. Les mots ne sont pas toujours neutres : ils peuvent contribuer à recadrer un événement et à modifier la perception du public, L’auteur peut ainsi passer, dans l’imaginaire collectif, du statut de criminel assumant la responsabilité d’un acte volontaire à celui d’une personne présentée comme malade, susceptible de susciter davantage de compassion ou de voir sa responsabilité atténuée.
Il convient de rappeler que l’Algérie a annoncé la reprise de l’application de la peine de mort après 33 ans depuis la dernière exécution d’une condamnation à mort.

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune n’a pas écarté l’hypothèse d’un acte criminel derrière les incendies dévastateurs qui ont touché plusieurs wilayas du pays, affirmant que les services compétents menaient les enquêtes nécessaires afin d’établir les circonstances exactes de leur déclenchement.
Dans ce contexte, Tebboune a annoncé des mesures particulièrement fermes concernant les auteurs d’incendies volontaires, notamment l’application de la peine de mort, lors d’une réunion présidée dimanche dernier et consacrée à la prise des mesures nécessaires pour faire face aux conséquences et aux dégâts provoqués par les récents incendies ayant touché plusieurs wilayas d’Algérie.







