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Droits de l’homme : la France épinglée par les Nations unies pour la répression des étudiants

• Auteur(e): B.kheireddine • 0 commentaires • 85 vues
Droits de l’homme : la France épinglée par les Nations unies pour la répression des étudiants

Algeria Gate : Alors que les autorités françaises se présentent régulièrement en donneuses de leçons sur les droits humains et les libertés fondamentales, la répression des manifestations lycéennes et étudiantes suscite de vives inquiétudes au sein des Nations unies. Des experts dénoncent un recours disproportionné à la force, des blessures graves et des interpellations massives, notamment de mineurs.

La France serait-elle moins irréprochable lorsqu’il s’agit de respecter chez elle les principes qu’elle prétend défendre ailleurs ? La question se pose à nouveau après les sévères critiques formulées, le 28 octobre à Genève, par plusieurs experts des Nations unies concernant la gestion des manifestations lycéennes et étudiantes qui secouent le pays depuis la mi-septembre 2026.

En effet, dans un communiqué, les spécialistes onusiens des droits à l’éducation, à la liberté d’expression, de réunion pacifique et de lutte contre la torture se sont dits « consternés » par le niveau de violence subi par les jeunes manifestants. Leur constat met en lumière les contradictions d’un pays qui revendique régulièrement un rôle de référence en matière de libertés publiques, mais dont les pratiques de maintien de l’ordre sont une nouvelle fois mises en cause.

À l’origine de cette mobilisation nationale, des revendications qui dépassent largement les simples contestations ponctuelles : les jeunes réclament un système éducatif fonctionnel, des conditions matérielles d’apprentissage dignes, des rythmes scolaires et universitaires adaptés ainsi qu’une plus grande égalité territoriale et sociale dans l’accès à une éducation de qualité.

Autant de préoccupations que les enseignants dénoncent depuis longtemps, selon les experts de l’ONU. Pourtant, malgré plusieurs initiatives engagées par les autorités françaises en octobre pour favoriser le dialogue, la réponse sécuritaire aurait progressivement pris le dessus, reléguant au second plan les causes profondes du mouvement.

Une orientation difficile à concilier avec les obligations internationales de la France. Les experts rappellent que le droit à l’éducation impose aux États de mobiliser le maximum de ressources disponibles pour en assurer la mise en œuvre. Autrement dit, les difficultés exprimées par les élèves et les étudiants ne peuvent être réduites à un simple problème d’ordre public.

Le bilan humain constitue l’un des aspects les plus préoccupants du communiqué. Les experts dénoncent des blessures graves, parfois irréversibles, infligées à des manifestants mineurs lors d’opérations de maintien de l’ordre, qualifiant ces faits d’« inacceptables et injustifiables ».

Ils estiment également que les milliers d’interpellations et de placements en garde à vue, touchant principalement des mineurs, apparaissent disproportionnés au regard de la situation. Selon eux, ces pratiques risquent de produire un effet dissuasif sur l’exercice des libertés d’expression et de réunion pacifique.

Les experts soulignent par ailleurs que les enquêtes, notamment celles conduites par l’Inspection générale de la police nationale, ne sauraient suffire à elles seules. Ils appellent également à des instructions claires de la hiérarchie policière et à un discours politique condamnant fermement toutes les violences policières.

Ces observations renvoient à une question essentielle : comment garantir le droit de manifester lorsque les méthodes employées pour encadrer les rassemblements peuvent elles-mêmes dissuader les citoyens, en particulier les plus jeunes, d’exprimer leurs revendications ?

Les experts rappellent que la France avait déjà été invitée à revoir en profondeur ses stratégies et pratiques de maintien de l’ordre, afin de permettre aux manifestants de faire entendre leurs préoccupations et de favoriser le règlement pacifique des conflits sociaux.

Cette nouvelle mise en garde fragilise davantage le discours d’exemplarité régulièrement porté par Paris sur la scène internationale. Si les autorités françaises sont promptes à rappeler à d’autres États leurs obligations en matière de droits fondamentaux, les principes invoqués doivent également s’appliquer sur leur propre territoire, sans exception ni traitement à géométrie variable.

Les experts de l’ONU ne minimisent toutefois pas les violences commises durant les manifestations. Ils condamnent les blessures infligées à des policiers, les dégradations de bâtiments et le vandalisme visant des commerces, et réclament que les responsables soient identifiés et traduits en justice.

Mais cette condamnation ne saurait justifier une réponse collective disproportionnée ni effacer les obligations des forces de l’ordre. Le respect de la loi doit s’imposer à tous, y compris aux agents chargés de la faire respecter.

En indiquant être en contact avec les autorités françaises sur ce dossier, les experts des Nations unies rappellent finalement une évidence que Paris gagnerait à ne pas oublier : la défense des droits humains ne peut se limiter aux déclarations diplomatiques ou aux critiques adressées aux autres pays. Elle se mesure aussi à la manière dont un État traite ses propres citoyens lorsqu’ils contestent ses choix et réclament davantage de justice sociale.

#France#ONU
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Cannabis, cavale et millions : pourquoi le Maroc se retrouve encore dans la tourmente

Cannabis, cavale et millions : pourquoi le Maroc se retrouve encore dans la tourmente

Algeria Gate : Le Maroc se retrouve une nouvelle fois au centre des interrogations liées aux réseaux internationaux de trafic de cannabis. La fuite d’un grand baron espagnol, surnommé le « Tigre du cannabis », qui aurait trouvé refuge sur le territoire marocain avant le démantèlement de son organisation, remet en lumière le rôle du royaume dans les circuits d’approvisionnement du marché européen et soulève de sérieuses questions sur la traque des figures du narcotrafic de l’autre côté de la Méditerranée.

En effet, selon l’Agence de presse algérienne (APS), citant des médias espagnols, la Police nationale espagnole a démantelé un vaste réseau spécialisé dans le trafic de cannabis. Le bilan de l’opération est particulièrement révélateur de l’ampleur de cette organisation criminelle : 86 personnes interpellées et près de 11 tonnes de stupéfiants saisies. Une enquête d’envergure, menée sous l’autorité de l’Audience nationale, qui a mobilisé les services de police dans sept provinces espagnoles.

Madrid a constitué le principal foyer des arrestations, avec 65 suspects interpellés. D’autres opérations ont été conduites à Guadalajara, Valence, Malaga, Burgos, Almería et Gérone. Dix-huit personnes ont été placées en détention provisoire.

Au sommet de cette organisation figurait un ressortissant espagnol connu sous les surnoms d’« El Moro » et du « Tigre du cannabis ». Loin d’être un simple exécutant, cet homme est présenté comme le principal responsable d’un réseau structuré, disposant de circuits d’approvisionnement, de moyens logistiques et de mécanismes financiers destinés à dissimuler les bénéfices du trafic.

D’après les informations rapportées par la presse espagnole, notamment El País, ce grand baron aurait quitté l’Espagne en mars dernier pour s’installer au Maroc, alors que les investigations ouvertes en 2025 menaçaient de mettre au jour l’ensemble de son organisation.

Ce départ vers le royaume chérifien pose une question embarrassante pour Rabat : comment un individu présenté comme le chef d’une importante structure criminelle transfrontalière peut-il envisager de se soustraire aux poursuites européennes en traversant le détroit de Gibraltar ? Le Maroc est-il devenu, pour certains membres de la pègre internationale, une destination où se mettre à l’abri lorsque la pression judiciaire s’intensifie en Europe ?

L’enquête espagnole met également en évidence l’importance des circuits d’approvisionnement en provenance du Maroc. Selon les éléments rapportés par les médias espagnols, des cargaisons de cannabis étaient acheminées régulièrement vers des entrepôts clandestins à Madrid, avant d’être redistribuées sur le marché européen.

Le réseau s’appuyait sur une logistique organisée, comprenant des véhicules, des lieux de stockage et des biens immobiliers. Pour masquer l’origine des revenus, ses membres auraient également eu recours à des sociétés écrans et à des structures commerciales servant à blanchir les bénéfices du trafic.

Ces révélations rappellent une réalité qui embarrasse régulièrement les autorités marocaines : la lutte contre le narcotrafic ne peut se résumer aux déclarations officielles et aux opérations ponctuelles de saisie. Elle exige des résultats tangibles contre les structures qui alimentent les filières, organisent les expéditions clandestines et tirent profit de la demande européenne.

Le Maroc, régulièrement cité parmi les principaux pays d’origine de la résine de cannabis destinée au marché européen, reste confronté à une contradiction majeure : malgré les annonces de lutte contre les stupéfiants, les réseaux transnationaux continuent d’exploiter les routes reliant le royaume à l’Europe.

L’affaire du « Tigre du cannabis » renforce ainsi les interrogations sur l’efficacité des dispositifs de contrôle et de coopération judiciaire entre Rabat et les capitales européennes.

#Drogue#Espagne#Maroc
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Gaz, avions et industrie : l’Algérie s’impose comme un partenaire stratégique pour la Tchéquie

Gaz, avions et industrie : l’Algérie s’impose comme un partenaire stratégique pour la Tchéquie

Algeria Gate : L’Algérie confirme son attractivité économique et énergétique en Europe. Prague souhaite doubler ses importations de gaz algérien, tandis que plusieurs projets de coopération industrielle sont à l’étude, notamment dans l’aéronautique, le transport ferroviaire et la fabrication de tracteurs.

Selon l’agence de presse tchèque ČTK, le vice-Premier ministre Karel Havlíček a annoncé, lors de sa visite à Alger les 26 et 27 octobre 2026, avoir obtenu un accord de principe du président Abdelmadjid Tebboune concernant une éventuelle augmentation des livraisons de gaz naturel.

La Tchéquie ambitionne ainsi de porter ses importations de gaz algérien de 200 à 400 millions de mètres cubes par an, renforçant le rôle de l’Algérie dans la sécurité énergétique européenne, Mais la coopération pourrait aller bien au-delà des hydrocarbures.

Dans le secteur aéronautique, Prague propose à l’Algérie l’acquisition de 12 à 24 avions L-39 Skyfox, fabriqués par Aero Vodochody, afin de répondre aux besoins de modernisation de sa flotte d’entraînement.

Sur le plan industriel, les discussions portent également sur un projet de production conjointe de tracteurs en Algérie, avec un transfert de savoir-faire tchèque et la fourniture de composants.

Le constructeur Škoda Transportation souhaite, de son côté, développer sa présence sur le marché algérien à travers la fourniture de tramways et d’éventuels partenariats locaux, Ces projets demeurent au stade des discussions et nécessitent encore des accords commerciaux définitifs.

Cette dynamique illustre néanmoins l’importance croissante de l’Algérie comme partenaire énergétique et industriel, capable d’attirer de nouvelles coopérations européennes tout en poursuivant sa stratégie de diversification économique.

#avions#gaz#Industrie#Tchéque
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SILA 2026 : Algérie Télécom connecte le livre à l’avenir numérique

SILA 2026 : Algérie Télécom connecte le livre à l’avenir numérique

Algeria Gate : Algérie Télécom participe en qualité de Sponsor Officiel, à la 29ᵉ édition du Salon International du Livre d’Alger (SILA), qui se tient du 28 octobre au 7 novembre 2026 au Palais des Expositions des Pins Maritimes à Alger sous le slogan : « Entre les pages d’un livre…l’Avenir. »

Dans le cadre de sa participation à ce 29ème SILA, Algérie Télécom mettra à disposition une connectivité Internet très haut débit au niveau de plusieurs espaces du salon notamment les espaces consacrés aux plateaux de télévision et de radio, aux activités culturelles et aux expositions, afin d’accompagner les besoins de connectivité liés au déroulement de l’événement.

À l’occasion de ce rendez-vous livresque, Algérie Télécom aménagera un espace d’animation extérieur pour le public, où les visiteurs pourront découvrir des solutions digitales et des services innovants dans le domaine du e-learning et de l’apprentissage notamment :

  • DOROUSCOM : la plateforme de e-learning et de soutien scolaire destinée aux élèves des cycles : primaire, moyen et secondaire.
  • MOALIM : la solution dédiée aux cours scolaires.
  • EKOTEB : la bibliothèque numérique.

À travers cette participation, Algérie Télécom réaffirme son engagement à accompagner les grands rendez-vous nationaux en mettant son expertise en matière de connectivité au service des événements culturels.

Rassemblant 1567 exposants représentant 51 pays, ainsi que de nombreux auteurs nationaux et internationaux, le SILA 2026 constitue un rendez-vous incontournable pour les passionnés de lecture, les professionnels de l’édition et les acteurs du monde culturel.

Algérie Télécom poursuit ainsi sa contribution à la dynamique de transformation numérique, tout en favorisant les conditions propices au partage des connaissances et au rayonnement du savoir.

#numérique#SILA 2026
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