Algeria Gate : La chercheuse en relations internationales, Omnia Bougrassa, a déclaré à « Algeria Gate » que la récente opération sécuritaire ayant permis la saisie de 228 kg de cocaïne et l’arrestation de 20 personnes, dont un ressortissant marocain, ainsi que la récupération de sommes d’argent dans différentes devises, ne constitue pas une simple opération de saisie de stupéfiants.
Selon elle, cette opération révèle plutôt l’émergence d’une nouvelle génération de réseaux de trafic de drogue, plus complexes et structurés, opérant sur plusieurs territoires.
La chercheuse souligne notamment la diversité des devises saisies, en particulier le dirham marocain et le dirham des Émirats arabes unis, Elle estime que cet élément témoigne du recours de ces réseaux à la diversification de leurs sources et de leurs circuits financiers transfrontaliers afin de dissimuler l’origine des fonds.
Omnia Bougrassa considère que cette activité relève de la criminalité organisée transnationale, mais qu’elle peut également s’inscrire dans de nouvelles formes de guerre hybride, visant à fragiliser la sécurité sociale algérienne et ses ressources humaines, notamment à travers le ciblage de la jeunesse.
Face à cette menace, l’Algérie met en place une approche sécuritaire renforcée, fondée notamment sur le contrôle accru des frontières, le durcissement du dispositif juridique et le renouvellement des sanctions, La récente affaire de Tinzrouft illustre, selon elle, la détermination des autorités algériennes à lutter contre ce fléau qui menace le tissu social du pays.
La chercheuse insiste toutefois sur le fait que l’ampleur de la menace exige une mobilisation collective, impliquant les différents acteurs de la société, notamment les partis politiques et les associations de la société civile, afin de faire face à une menace qui touche directement la sécurité sociale et la sécurité nationale de l’Algérie.











