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L’ex-espion qui ébranle le trône du Maroc : les révélations de Mehdi Hijaouy

• Auteur(e): M • 0 commentaires • 104 vues
L’ex-espion qui ébranle le trône du Maroc : les révélations de Mehdi Hijaouy

Algeria Gate : Un ancien cadre des services de renseignement extérieur marocains, aujourd’hui en fuite à l’étranger, affirme détenir des secrets d’État capables de mettre en cause à la fois le Royaume du Maroc et la République française, Une enquête publiée par Le Canard Enchaîné, qui a réussi à le localiser à l’étranger où il se cache, lève le voile sur certaines de ses accusations.

Un ancien numéro deux des services extérieurs

Selon l’hebdomadaire satirique, l’homme, Mehdi Hijaouy, aurait occupé jusqu’en 2014 le poste de numéro deux de la Direction générale des études et de la documentation (DGED), le service de renseignement extérieur du Royaume du Maroc, équivalent marocain de la DGSE française, avant d’assumer d’autres responsabilités, Le Canard le décrit comme un homme qui reconnaît lui-même avoir pris part, par le passé, à certaines opérations qu’il qualifie aujourd’hui de « sales besognes », et qui dit aujourd’hui vouloir s’en expliquer.

Il convient toutefois de noter que le profil et la crédibilité de Mehdi Hijaouy font l’objet d’un vif désaccord entre les sources, Si des médias comme Le Monde ou Le Canard Enchaîné le présentent comme un ancien haut responsable du renseignement marocain, plusieurs médias proches des autorités de Rabat le décrivent au contraire comme un agent radié dès 2010 pour faute professionnelle, aujourd’hui poursuivi au Maroc pour des faits d’escroquerie et de faux, et visé par un mandat d’arrêt international émis en septembre 2024.

L’ex-espion qui ébranle le trône du Maroc : les révélations de Mehdi Hijaouy

L’affaire des « réfugiés de Sebta »

Parmi les révélations les plus sensibles rapportées par Le Canard Enchaîné figure celle concernant la crise dite des « réfugiés de Sebta » : ces quelque 70 000 Marocains qui avaient franchi, le 30 mai dernier, les frontières de l’enclave espagnole, située à proximité de la résidence d’été du roi du Maroc sur l’île, Selon Mehdi Hijaouy, cet afflux massif n’aurait rien eu de spontané, Il affirme avoir eu connaissance de cette manœuvre, dans laquelle deux stratèges alors proches de lui à l’époque auraient joué un rôle : Abdellatif Hammouchi, chef de la police du Royaume, et Fouad Ali El Himma, conseiller historique du roi Mohammed VI, surnommé le « vice-roi », et qui fut lui-même un temps conseiller de cet ancien espion.

L’ex-espion qui ébranle le trône du Maroc : les révélations de Mehdi Hijaouy

Un rapport de la police espagnole évoque une « négligence totale »

Ces accusations font écho à un rapport de la police des frontières espagnole, révélé début septembre, qui dénonce une « négligence totale » des forces de sécurité et responsables marocains dans cette « violation des frontières espagnoles et de l’Union européenne ».

Interrogé par Le Canard, Mehdi Hijaouy s’interroge : comment un tel afflux de personnes vers l’enclave aurait-il pu se produire sans que ni le « vice-roi », ni le chef de la police n’en soient informés ?

Il estime que les vingt années de règne de Mohammed VI n’avaient encore jamais connu un tel degré de mauvaise gestion, affirmant que plus de 140 ressortissants marocains seraient morts noyés au cours de cette opération estivale qu’il qualifie de catastrophique.

L’ex-espion qui ébranle le trône du Maroc : les révélations de Mehdi Hijaouy

Des accusations qui restent à ce stade non vérifiées de façon indépendante

Ces déclarations, qui n’engagent pour l’instant que leur auteur, n’ont fait l’objet d’aucune confirmation officielle, ni de la part des autorités marocaines, ni de la part des personnalités citées, Elles s’inscrivent dans un climat de tensions croissantes entre Rabat, Madrid et Paris autour de plusieurs dossiers sensibles, qu’il s’agisse de la gestion des flux migratoires, du logiciel espion Pegasus ou des rivalités internes au sein de l’appareil sécuritaire marocain.

#Maroc#Mehdi Hajaoui
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La stratégie de la « petite Sparte » des Émirats : David Hearst met en garde contre un pari condamné sur la guerre permanente

La stratégie de la « petite Sparte » des Émirats : David Hearst met en garde contre un pari condamné sur la guerre permanente

Tribune d’opinion signée par David Hearst (rédacteur en chef exécutif de Middle East Eye)

La stratégie de la « petite Sparte » des Émirats : David Hearst met en garde contre un pari condamné sur la guerre permanente

Algeria Gate: Dans une tribune au ton particulièrement acerbe, David Hearst, rédacteur en chef exécutif de Middle East Eye, affirme que les Émirats arabes unis, à l’instar des États-Unis et d’Israël, s’emploient à normaliser un état de guerre permanente au Moyen-Orient. Selon lui, Mohamed ben Zayed reproduit l’erreur classique des grandes puissances qui misent sur la force brute plutôt que sur le soft power.

Hearst commence par rappeler que Vladimir Poutine comme Donald Trump refusent d’appeler « guerre » leurs campagnes militaires; en Ukraine et contre l’Iran, malgré leur coût humain et matériel exorbitant. Il cite l’exemple frappant de l’équipage du porte-avions américain USS Abraham Lincoln, qui a passé 286 jours consécutifs en mer et est rentré visiblement épuisé. Le même déni, suggère-t-il, caractérise désormais la posture régionale d’Abou Dhabi.

Des évaluations du renseignement américain indiquent, selon Hearst, que l’Iran est sorti de la récente confrontation plus confiant dans ses capacités militaires. Téhéran a officiellement annoncé un virage doctrinal vers des opérations « préventives », un développement qui affaiblit encore l’idée selon laquelle la coercition régionale peut produire des gains stratégiques durables.

L’article présente les Émirats comme un acteur délibéré du chaos. Derrière une image soigneusement cultivée de tolérance, de modernité et d’ouverture; avec un ministère de la Tolérance, des gratte-ciel étincelants et des investissements sportifs médiatisés, Abou Dhabi est accusé de financer discrètement, d’armer et d’envoyer des mercenaires dans plusieurs zones de conflit. Hearst pointe notamment l’utilisation du port de Bosaso, en Somalie, comme un nœud d’un réseau logistique discret qui aurait alimenté les combats en Libye et au Soudan, tandis que les déclarations officielles continuent de nier toute implication.

La stratégie de la « petite Sparte » des Émirats : David Hearst met en garde contre un pari condamné sur la guerre permanente

Nulle part cette double face n’est plus visible, selon Hearst, qu’au Soudan. Les Émirats sont accusés d’armer les Forces de soutien rapide (RSF), la milice accusée de crimes de guerre et de nettoyage ethnique au Darfour. Des routes d’approvisionnement passant par le Tchad et la Libye, ainsi que le recrutement de mercenaires colombiens, feraient partie d’un effort systématique pour prolonger le conflit.

Le même schéma apparaît dans le partenariat militaire croissant des Émirats avec Israël. Malgré la famine et ce que de nombreux observateurs internationaux qualifient de génocide à Gaza, la société de défense israélienne Elbit Systems a signé un contrat d’armement de 2,3 milliards de dollars avec Abou Dhabi; le plus important de l’histoire d’Israël. Parallèlement, Hearst observe un rapprochement croissant entre les Émirats, Israël et certains segments de l’extrême droite européenne, notamment des figures comme Nigel Farage, qui trouvent une utilité politique dans les discours islamophobes.

La conclusion de Hearst est historique et sans concession. La stratégie de la « petite Sparte » poursuivie par Abou Dhabi; la conviction qu’une concentration de puissance militaire et financière peut remodeler durablement la région, est vouée à l’échec. L’histoire, rappelle-t-il, se souvient d’Athènes, pas de Sparte. C’est la cité qui a perdu la guerre du Péloponnèse, mais qui a légué au monde la philosophie, l’art et la démocratie, et non la vainqueure militarisée qui n’a presque rien laissé derrière elle.

Pour Hearst, Mohamed ben Zayed reproduit le même calcul stratégique erroné qui a déjà fait chuter des puissances régionales et mondiales avant lui : la conviction que la force brute seule peut imposer l’ordre. Le soft power: la légitimité, la culture et la capacité d’inspirer plutôt que de contraindre, reste la seule force qui dure.

#Emirate
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Lys Iwannughen
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600 agents marocains en Espagne : la presse expose le réseau d’espionnage marocain

600 agents marocains en Espagne : la presse expose le réseau d’espionnage marocain

Algeria Gate: Dans une révélation médiatique fracassante, la presse espagnole a fait éclater un scandale d’espionnage qui a secoué la capitale Madrid, après la publication de reportages basés sur des documents du Centre national de renseignement espagnol (CNI) qui exposent l’ampleur du réseau d’espionnage marocain opérant sur son territoire.

600 agents marocains en Espagne : la presse expose le réseau d’espionnage marocain

L’activité des services de renseignement marocains en Espagne n’est plus seulement un « secret de Polichinelle » destiné à suivre des dossiers sensibles tels que la politique, la sécurité, les tensions régionales et les relations économiques avec l’Union européenne ; aujourd’hui, grâce à ce que les médias espagnols ont révélé, elle est devenue une réalité documentée avec des chiffres et des noms.

Les reportages de presse et de sécurité ont confirmé que Rabat a déployé environ 600 agents en Espagne ces dernières années, un chiffre qui grimpe à 900 agents pendant les périodes de tension maximale entre les deux pays. Ces fuites retentissantes de données sur les opérations de renseignement marocaines interviennent après que des agents marocains en civil ont été observés en train de coordonner les récentes opérations d’assaut sur la ville de Ceuta.

Détails de la plus grande fuite : le piratage des agences de Hamouchi

Selon ce qu’ont publié les journaux espagnols, les services de renseignement de Madrid ont préparé un document détaillé contenant les noms complets de 600 agents marocains, avec un suivi précis de leurs mouvements en Espagne. Les racines de ces informations remontent à une massive cyberattaque visant les deux agences de renseignement marocaines en août dernier.

600 agents marocains en Espagne : la presse expose le réseau d’espionnage marocain

Un pirate se faisant appeler « Jabaroot » a publié quatre fichiers Excel contenant 70 381 noms présumés appartenir à des membres de la Direction générale de la surveillance du territoire (renseignement intérieur) et de la Direction générale des études et de la documentation (renseignement extérieur), deux agences dirigées par Abdelatif Hamouchi.

Les agents espagnols ont analysé les données publiées via la plateforme Telegram et ont confirmé leur totale crédibilité. Bien que les identités de 600 agents aient été identifiées, des sources indiquent qu’ils ne sont pas tous actuellement présents en Espagne ; certains sont devenus par la suite des sources d’information pour le renseignement espagnol lui-même.

Carte du déploiement et couverture diplomatique

Le réseau de renseignement marocain utilise la couverture diplomatique comme façade principale pour ses mouvements ; entre 15 et 20 noms sont directement liés à l’ambassade de Rabat à Madrid, et leurs identités figurent sur la liste du corps consulaire accrédité auprès du ministère espagnol des Affaires étrangères.

600 agents marocains en Espagne : la presse expose le réseau d’espionnage marocain

La présence des services de renseignement ne se limite pas à la capitale, mais s’étend aux zones à forte concentration d’immigrés marocains telles qu’Algésiras, la Catalogne et Valence, ainsi qu’à des points stratégiques et sensibles comme Bilbao et Las Palmas. Bien que l’utilisation des ambassades et des postes d’attachés mineurs comme couverture pour se déplacer avec des passeports diplomatiques soit une pratique courante à l’échelle mondiale, le déploiement de centaines d’agents dans un pays voisin soulève de sérieuses questions, surtout à la lumière des déclarations diplomatiques espagnoles qualifiant le Maroc de « pays ami ».

La crise de Ceuta et la guerre du contre-espionnage

Ces fuites, largement relayées par la presse espagnole, sont intervenues au plus fort de l’affrontement entre les deux pays, précisément après l’entrée illégale d’environ 80 000 personnes à Ceuta via la plage frontalière de Tarajal.

Les estimations de 600 à 900 agents marocains déployés en Espagne prennent une double gravité après qu’un rapport de la Police nationale espagnole a indiqué l’implication d’éléments de la gendarmerie et d’agents marocains en civil dans la coordination de cette invasion.

600 agents marocains en Espagne : la presse expose le réseau d’espionnage marocain

De son côté, l’Espagne maintient également des éléments du Centre de renseignement (CNI) à l’intérieur du Maroc, dont le travail se concentre principalement sur la lutte contre l’immigration clandestine, le trafic de drogue et le terrorisme. Dans le contexte de la crise de Ceuta, la ministre espagnole de la Défense Margarita Robles a révélé fin août la présence de 25 agents espagnols dans la ville, défendant leur rôle en affirmant qu’ils avaient envoyé des avertissements préalables d’une « invasion humaine » fin juillet, ce qui contredisait le récit officiel du gouvernement espagnol à l’époque.

La fuite des 70 000 noms s’est accompagnée d’un message indiquant que ces données constituaient un « cadeau » à l’Espagne. Alors que les regards se sont d’abord tournés vers l’Algérie, cette hypothèse s’est ensuite estompée au profit d’enquêtes indépendantes qui ont localisé « Jabaroot » en Allemagne.

Les estimations des services de renseignement, compte tenu de l’ampleur et de la précision de la brèche, pointent vers l’implication d’anciens agents marocains dans l’opération. Le nom de Mehdi El Hajjaoui se démarque ici ; l’ancien numéro deux du renseignement marocain, qui a fui son pays il y a plusieurs années et s’est installé en Espagne.

L’histoire prend une dimension hollywoodienne : El Hajjaoui, qui possède également la nationalité allemande (ce qui explique son lien avec les fuites d’août en provenance d’Allemagne), est recherché sous un mandat d’arrêt d’Interpol. Bien que les services de renseignement espagnols l’aient localisé et aient entamé des procédures d’extradition vers le Maroc, il a soudainement disparu la deuxième fois que les autorités ont tenté de l’arrêter.

Aujourd’hui, le Maroc le recherche à travers une moitié du globe sans demander l’assistance officielle de l’Espagne, tandis que ses anciens collègues, selon ce qu’ont publié les médias espagnols, croient qu’il vit sous couverture dans l’une des villes au sud de Madrid, sous la protection des services de renseignement espagnols.

#Espagne#Maroc
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Auteur(e)
Lys Iwannughen
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En 24 heures seulement… Le ministère des Finances tranche le débat sur le transfert des fonds des compagnies aériennes !

En 24 heures seulement… Le ministère des Finances tranche le débat sur le transfert des fonds des compagnies aériennes !

Algeria Gate: Le ministère des Finances a mis un terme aux interrogations soulevées concernant le transfert à l’étranger des recettes des compagnies aériennes internationales opérant en Algérie, en affirmant que les procédures en vigueur sont disponibles et sont traitées dans des délais courts.

Dans un communiqué publié ce mardi, le ministère a indiqué que toute demande de transfert de recettes satisfaisant aux conditions requises et déposée auprès de l’établissement bancaire concerné est traitée dans un délai ne dépassant pas 24 heures.

En 24 heures seulement… Le ministère des Finances tranche le débat sur le transfert des fonds des compagnies aériennes !

Le ministère a invité les compagnies aériennes qui rencontrent des difficultés dans le transfert de leurs recettes à contacter directement les services compétents, afin d’examiner leur situation et de prendre les mesures nécessaires pour traiter leurs préoccupations dans les plus brefs délais.

Le ministère des Finances a mis à la disposition des compagnies concernées une adresse e-mail dédiée à cet effet : contact.transfert@mf.gov.dz. Il est également possible de contacter les services compétents par téléphone au 021 57 59 21 ou par fax au 021 59 51 49.

Ces précisions s’inscrivent dans le cadre de l’engagement du ministère des Finances à garantir la fluidité et la rapidité des opérations de transfert des recettes dues aux compagnies aériennes internationales opérant en Algérie.

#Algerie#Finances
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Lys Iwannughen
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