Algeria Gate : Une nouvelle affaire de cybersécurité secoue le Maroc, Le groupe de hackers JabaROOT affirme avoir obtenu des données appartenant à des membres des services de sécurité marocains et menace de rendre publiques les informations de plusieurs dizaines de milliers d’agents.
Selon plusieurs médias ayant rapporté cette affaire ces derniers jours, le groupe affirme détenir une base comprenant environ 70 000 noms liés notamment à la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST) et à la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), Pour appuyer ses déclarations, JabaROOT aurait déjà publié un échantillon comprenant les noms et dates de naissance d’une vingtaine de personnes présentées comme des officiers de la DGST.
Une menace qui touche le cœur de l’appareil sécuritaire
Si l’existence et l’authenticité de l’ensemble de la base venaient à être confirmées, l’affaire constituerait une sérieuse menace pour la sécurité des personnes concernées et pour les dispositifs de renseignement marocains.
La publication potentielle de données personnelles associées à des agents opérant au Maroc ou à l’étranger pourrait notamment exposer leurs identités, leurs parcours et leurs réseaux professionnels, À ce stade, toutefois, le chiffre de 70 000 agents et l’intégralité des données revendiquées restent des affirmations du groupe de hackers et ne peuvent pas être considérés comme définitivement établis.
JabaROOT, un groupe déjà connu pour ses attaques
Cette nouvelle menace intervient dans un contexte marqué par plusieurs précédents, JabaROOT est présenté comme un collectif actif depuis 2025 et ayant déjà revendiqué plusieurs opérations contre des institutions marocaines.
L’une des affaires les plus importantes concernait la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), dont des données relatives à près de deux millions de personnes avaient été exposées à la suite d’une cyberattaque, La CNSS avait confirmé l’existence de l’attaque tout en contestant l’exactitude de certaines informations diffusées.
Une nouvelle pression sur les autorités marocaines
La revendication intervient également dans un contexte de fortes tensions autour de la sécurité et de la crise migratoire à Ceuta. Selon les informations rapportées par la presse, JabaROOT aurait associé sa menace à plusieurs exigences politiques et aurait utilisé cette affaire pour mettre en cause le fonctionnement de l’appareil sécuritaire marocain.
L’affaire est donc suivie avec attention, mais plusieurs questions demeurent ouvertes : quelle est l’origine exacte des données revendiquées ? Quelle quantité d’informations a réellement été exfiltrée ? Et surtout, les fichiers présentés par le groupe correspondent-ils réellement à des bases internes de la DGST et de la DGSN ?
Pour l’heure, il convient de distinguer les éléments effectivement publiés des affirmations du groupe de hackers, Une confirmation indépendante et officielle de l’ampleur de la fuite serait nécessaire avant de conclure à la compromission de 70 000 agents.
Si la revendication devait néanmoins être confirmée dans son ensemble, elle représenterait l’une des plus importantes crises de sécurité des données jamais associées à l’appareil sécuritaire marocain.





