Algeria Gate : Les transferts d’argent des Algériens établis à l’étranger ont atteint environ 1,79 milliard de dollars en 2025, plaçant l’Algérie au 11e rang africain des principaux pays bénéficiaires de ces flux financiers.
Ces chiffres figurent dans le rapport « Sending Money Home 2026 », publié le 14 septembre par le Fonds international de développement agricole (FIDA), L’institution souligne le rôle croissant des transferts de migrants dans le soutien aux familles, mais aussi dans l’épargne et le financement de petits investissements.
L’Algérie parmi les principaux bénéficiaires africains
Avec 1,79 milliard de dollars reçus, l’Algérie se situe derrière le Ghana, qui a capté 2,42 milliards de dollars, et juste devant la Côte d’Ivoire, avec 1,77 milliard.
À l’échelle du continent, l’Égypte arrive largement en tête avec 41,51 milliards de dollars, suivie du Nigeria avec 22,78 milliards et du Maroc avec 13,65 milliards, Viennent ensuite l’Éthiopie, le Kenya, le Zimbabwe, la République démocratique du Congo, le Sénégal et la Tunisie.
Le montant enregistré par l’Algérie reste relativement stable par rapport à 2024, année durant laquelle les transferts de la diaspora avaient atteint environ 1,80 milliard de dollars.
124 milliards de dollars transférés vers l’Afrique
Au total, les transferts des migrants vers l’Afrique ont atteint 124,2 milliards de dollars en 2025, soit une progression de 86 % par rapport à 2016.
Le FIDA souligne que ces sommes constituent une ressource essentielle pour de nombreuses familles, notamment dans les régions où les possibilités d’emploi et l’accès aux services financiers restent limités.
Le secteur connaît également une transformation numérique rapide, Plus de la moitié des transferts sont désormais initiés par des moyens numériques, même si seulement 35 % des opérations étudiées sont entièrement dématérialisées, de l’envoi jusqu’à la réception.
Un soutien financier durable pour l’Algérie
Pour l’Algérie, les 1,79 milliard de dollars envoyés par sa diaspora représentent donc une source régulière de devises et un soutien direct aux ménages.
Au-delà des dépenses quotidiennes, ces transferts peuvent contribuer à l’épargne, au financement de projets familiaux et à l’investissement, confirmant le poids économique croissant de la communauté algérienne établie à l’étranger.

