La sortie de l’Algérie de la liste grise du Groupe d’action financière (Gafi) marque un tournant majeur dans la lutte contre le blanchiment d’argent et les flux financiers illicites, Lors du dernier Conseil des ministres, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a affiché sa détermination à ne plus tolérer aucun dérapage dans le secteur financier.

Le chef de l’État a rappelé que l’Algérie avait été fortement affectée sur la scène internationale par les pratiques illégales et les dépassements financiers qui prévalaient avant 2019, Il a souligné que la sortie de la liste grise du Gafi constitue une reconnaissance internationale des réformes engagées et de l’assainissement de la situation financière du pays.
Tout en félicitant le ministre des Finances, le gouverneur de la Banque d’Algérie et l’ensemble des acteurs du secteur, le Président a donné des instructions fermes aux ministres des Finances et de la Justice afin d’empêcher toute dérive future et de garantir une transparence totale dans les transactions financières.

Cette stratégie repose notamment sur la numérisation de l’administration et la mise en place d’une cartographie sociale nationale, destinée à renforcer la justice sociale, lutter contre la fraude et la corruption et moderniser la gestion publique.
Au-delà du volet financier, le Conseil des ministres a également approuvé la création du Conseil supérieur de la communauté scientifique nationale à l’étranger et d’une Agence nationale du patrimoine archéologique, tout en accélérant plusieurs projets structurants, notamment le développement des infrastructures ferroviaires et portuaires.
Le message du Président est sans équivoque : l’Algérie veut consolider ses acquis, préserver sa crédibilité financière et tourner définitivement la page des pratiques qui ont terni son image à l’international.


