Une nouvelle fois, la chaîne française CNEWS a offert une large tribune à Boualem Sansal pour évoquer l’Algérie, Une séquence médiatique qui a suscité de nombreuses réactions, tant les critiques formulées contre le pays semblent s’inscrire dans un discours devenu récurrent dans certains médias français.
Depuis plusieurs années, une partie de la scène médiatique hexagonale semble avoir fait de l’Algérie un sujet de polémique permanent, À chaque crise diplomatique, à chaque désaccord politique ou à chaque débat sur l’immigration, le même scénario se répète : l’Algérie est désignée comme responsable de tous les maux, tandis que les réalités plus complexes des relations franco-algériennes sont souvent reléguées au second plan.

Dans ce contexte, les interventions de Boualem Sansal sont régulièrement mises en avant par certains médias français comme une caution intellectuelle à des critiques parfois excessives à l’égard de l’Algérie, Pourtant, les analyses proposées ignorent souvent les avancées enregistrées par le pays dans plusieurs domaines stratégiques.
Les critiques relayées sur certains plateaux télévisés contrastent également avec une réalité souvent passée sous silence : l’Algérie demeure un acteur central de la stabilité régionale et un partenaire recherché par de nombreuses puissances internationales.
Ce décalage nourrit un sentiment d’incompréhension chez de nombreux Algériens, qui constatent que les réussites du pays sont rarement mises en avant, tandis que les difficultés sont systématiquement amplifiées, Cette approche contribue à installer une image biaisée de l’Algérie dans une partie de l’opinion publique française.
Le débat et la critique sont légitimes dans toute démocratie, Cependant, ils gagnent en crédibilité lorsqu’ils reposent sur une analyse équilibrée des faits, Réduire l’Algérie à une succession de caricatures ou de procès d’intention ne permet ni de comprendre les défis auxquels le pays est confronté ni de mesurer les progrès accomplis ces dernières années.
Face aux polémiques médiatiques, la meilleure réponse demeure celle des résultats, du développement et de la défense des intérêts nationaux, Car au-delà des déclarations et des controverses télévisées, ce sont les faits qui finissent toujours par s’imposer.




