Algeria Gate : Quelques jours après avoir multiplié les prises de position en faveur d’Israël, Boualem Sansal est de nouveau au cœur de la polémique. Invité sur la chaîne française CNEWS, l’écrivain franco-algérien a vivement critiqué les autorités algériennes en utilisant l’affaire du journaliste français Christophe Gleizes, condamné par la justice algérienne pour des faits liés notamment à l’apologie du terrorisme selon les décisions rendues dans cette affaire.
Lors de son intervention, Boualem Sansal a accusé les autorités algériennes de « jouer avec la vie » du journaliste et a appelé le gouvernement français à exercer une pression maximale sur Alger afin d’obtenir sa libération.
En Algérie, ces déclarations sont perçues par de nombreux observateurs comme une nouvelle offensive médiatique visant à ternir l’image du pays sur la scène internationale, Pour eux, cette intervention ne constitue pas une simple prise de position humanitaire, mais s’inscrit dans une campagne politique et médiatique plus large contre les institutions algériennes.
Les critiques soulignent également que Boualem Sansal a choisi de s’exprimer sur CNEWS, une chaîne régulièrement décrite comme proche des courants conservateurs et de droite en France, où les sujets liés à l’Algérie sont fréquemment abordés sous un angle très critique, Cette tribune lui a permis de relayer un discours particulièrement sévère à l’égard d’Alger.
Pour les défenseurs de la souveraineté nationale, les affaires traitées par la justice algérienne relèvent exclusivement des institutions du pays et doivent être examinées dans le respect des lois en vigueur, sans pressions politiques ni médiatiques extérieures, Ils estiment que transformer une procédure judiciaire en instrument de confrontation diplomatique contribue à alimenter les tensions entre Alger et Paris.
Au-delà de la controverse, cette nouvelle sortie médiatique de Boualem Sansal risque d’alimenter davantage les crispations dans un contexte où les relations entre l’Algérie et la France demeurent particulièrement sensibles, Pour une partie de l’opinion publique algérienne, ces interventions répétées participent davantage à la polarisation du débat qu’à la recherche d’un dialogue apaisé entre les deux pays.
