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Naïma Moutchou : cette ministre française qui cible l’Algérie au profit des agendas du Makhzen

Auteur: M 0 commentaires 144 vues
Naïma Moutchou : cette ministre française qui cible l’Algérie au profit des agendas du Makhzen

Naïma Moutchou, ministre chargée des Outre-mer au sein du gouvernement français et d’origine marocaine, n’a pas manqué l’occasion de reprendre, de manière assumée et pour le moins intrigante, les thèses défendues par le régime du Makhzen. Invitée sur les antennes d’Europe 1 et de CNEWS, deux médias connus pour leur ligne éditoriale très à droite et leurs positions souvent hostiles à l’Algérie, elle a appelé à distinguer le peuple algérien de son gouvernement. Un discours qui traduit, selon ses détracteurs, un alignement manifeste sur le narratif marocain au sein de la scène politique et médiatique française.

Naïma Moutchou, que plusieurs observateurs de la scène politique française présentent comme l’un des principaux visages du lobby marocain en France, a déclaré qu’elle n’appréciait pas l’expression « différend avec l’Algérie », estimant qu’elle donnait l’impression que « le gouvernement algérien et le peuple algérien sont mis dans le même panier », Elle a ajouté qu’elle préférait parler de « différend avec le régime algérien », une prise de position qui a suscité des interrogations, d’autant que les échanges portaient sur la question des migrants algériens.

https://twitter.com/AlgeriaGatePlus/status/2078420431812358586?s=20

Elle ne s’est pas arrêtée là, Naïma Moutchou a également critiqué la position de l’Algérie concernant l’accord migratoire, estimant que les circonstances qui prévalaient dans les années 1950 et 1960 n’existent plus aujourd’hui. Une analyse qui, selon ses détracteurs, occulte le fait que cet accord a été progressivement vidé de sa substance par les modifications successives et les restrictions imposées par la France. À cela s’ajoute l’instauration du régime des visas pour les ressortissants algériens depuis 1986, réduisant considérablement les avantages initialement prévus par cet accord, contrairement à l’image que Paris cherche, selon ces critiques, à en donner.

https://twitter.com/AlgeriaGatePlus/status/2079134813433286788?s=20

Dans la continuité des prises de position des figures de la droite radicale, Naïma Moutchou a également rejeté les déclarations de l’ambassadeur de France en Algérie, Stéphane Romatet, concernant l’éventuelle délivrance de 250 000 visas supplémentaires aux ressortissants algériens, Elle a affirmé qu’il ne s’agissait « pas de la position du gouvernement » et que cette question « n’était pas à l’ordre du jour ».

Elle a ajouté que la mise en œuvre d’une telle mesure, si elle venait à être décidée, « prendrait beaucoup de temps », estimant que la priorité devait, selon elle, être de « revoir l’ensemble de ce dossier », Elle a enfin appelé à ne pas « inverser l’ordre des étapes » que la France devrait suivre dans le traitement des questions migratoires avec l’Algérie.

#Algerie#France#Makhzen#Naïma Moutchou
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L’Algérie rejoint le plan « Proton » de Proton Holdings pour multiplier ses exportations par dix : un projet d’usine de 20 000 véhicules à Oran à l’étude

L’Algérie rejoint le plan « Proton » de Proton Holdings pour multiplier ses exportations par dix : un projet d’usine de 20 000 véhicules à Oran à l’étude

Algeria Gate : L’industrie automobile algérienne pourrait franchir une nouvelle étape majeure, Le constructeur malaisien Proton Holdings a dévoilé un ambitieux plan de développement en Algérie, visant à faire du pays une plateforme régionale de production et d’exportation vers les marchés africains et méditerranéens.

بروتون الماليزية في الجزائر

Au cœur de cette stratégie figure le plan « Proton », qui prévoit une multiplication par dix des exportations de véhicules produits en Algérie au cours des prochaines années, Cette feuille de route s’inscrit dans la volonté des autorités algériennes de développer une véritable industrie automobile locale, capable de répondre à la demande nationale tout en conquérant de nouveaux débouchés à l’international.

Parmi les projets actuellement à l’étude figure la construction d’une nouvelle usine à Oran, dont la capacité de production pourrait atteindre 20 000 véhicules par an, Cette future implantation viendrait renforcer les capacités industrielles de Proton en Algérie et contribuerait à la création de nombreux emplois directs et indirects.

L’objectif affiché est de faire de l’Algérie un hub industriel régional, en s’appuyant sur sa position géographique stratégique, ses infrastructures logistiques en développement et les avantages offerts par la nouvelle politique d’investissement du pays.

Ce projet devrait également favoriser le développement d’un tissu de sous-traitants locaux, augmenter le taux d’intégration nationale dans la fabrication des véhicules et stimuler les exportations hors hydrocarbures, un axe prioritaire de la stratégie économique algérienne.

صناعة السيارات، بروتون الماليزية

Si les études en cours aboutissent, l’usine d’Oran constituerait une étape importante dans le déploiement de Proton en Afrique du Nord et confirmerait l’attractivité croissante de l’Algérie pour les investissements industriels internationaux.

Avec cette nouvelle dynamique, l’Algérie ambitionne de s’imposer progressivement comme un acteur incontournable de l’industrie automobile régionale, en faisant de la production locale un véritable levier de diversification économique et de croissance des exportations.

#Algerie#Proton
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Patron de Staïm du Tabac placé en détention : Des millions détournés et blanchis vers les Émirats !

Patron de Staïm du Tabac placé en détention : Des millions détournés et blanchis vers les Émirats !

La justice algérienne a ordonné, dans la nuit de lundi à mardi, le placement en détention provisoire du président-directeur général par intérim de la société algéro-émiratie Staem du Tabac, dans le cadre d’une enquête portant sur des faits présumés de corruption, de blanchiment d’argent et de détournement de fonds publics.

Selon les informations disponibles, le magistrat instructeur de la deuxième chambre du pôle pénal économique et financier a également placé en détention trois autres responsables de l’entreprise ainsi que plusieurs opérateurs privés.

L’enquête porte sur un réseau présumé ayant permis le détournement de fonds publics et leur transfert illicite vers les Émirats arabes unis, Les investigations évoquent notamment l’acquisition de biens immobiliers de grande valeur dans des quartiers huppés de la capitale au moyen de capitaux d’origine présumée illicite. Les autorités estiment que ces opérations auraient causé un important préjudice au Trésor public.

Les personnes mises en cause sont poursuivies pour plusieurs chefs d’accusation, notamment la constitution d’une association de malfaiteurs, la spéculation illicite, l’octroi d’avantages injustifiés, la conclusion de marchés en violation des dispositions législatives et réglementaires, l’abus de fonction, l’octroi d’avantages professionnels dans le cadre d’une organisation criminelle, le blanchiment d’argent ainsi que l’introduction frauduleuse de données dans un système de traitement automatisé.

Cette affaire, désormais entre les mains de la justice, met en lumière un dossier sensible impliquant des flux financiers présumés illicites au sein d’une entreprise stratégique issue d’un partenariat algéro-émirati. L’enquête se poursuit afin d’établir les responsabilités de l’ensemble des personnes concernées.

#Algerie#Staem#Tabac
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Pourquoi l’Algérie joue-t-elle toutes ses cartes européennes en même temps ?

Pourquoi l’Algérie joue-t-elle toutes ses cartes européennes en même temps ?

Algeria Gate : Au cœur de la stratégie géopolitique derrière les mouvements simultanés de l’Algérie vers Madrid, Berlin et Rome.

En l’espace de moins de deux semaines, les étapes diplomatiques de l’Algérie dans plusieurs capitales européennes n’ont pas constitué une simple succession de visites inscrites à l’agenda de sa politique étrangère, Elles s’inscrivent au contraire dans une stratégie coordonnée et mûrement réfléchie. Avec le réchauffement politique des relations avec l’Espagne, le renforcement de sa position sur le marché énergétique allemand grâce à une visite présidentielle officielle et son adhésion à l’un des plus grands projets européens d’hydrogène vert, un schéma géopolitique plus vaste se dessine désormais avec une grande clarté.

Ce rapprochement dépasse largement le cadre d’une coïncidence diplomatique, Il traduit une transformation profonde de l’approche algérienne vis-à-vis de l’Europe : passer de partenariats bilatéraux isolés à un réseau stratégique diversifié visant les principaux centres de pouvoir politique, industriel et énergétique du continent. Une ambition assumée qui reflète la volonté de l’Algérie de devenir un acteur incontournable plutôt qu’un simple fournisseur.

Madrid : de la réconciliation diplomatique à un partenariat multidimensionnel

Après quatre années de tensions provoquées par la position adoptée par l’Espagne en 2022 sur la question du Sahara occidental, Alger et Madrid ont progressivement rétabli leurs relations diplomatiques. Le rétablissement complet du Traité d’amitié en mars 2026 a ouvert la voie à la récente visite du président du gouvernement espagnol Pedro Sánchez à Alger, symbolisant la normalisation totale des relations bilatérales.

Sur le plan économique, l’Algérie a retrouvé en juin 2026 sa place de premier fournisseur de gaz naturel de l’Espagne, avec plus de 40 % des importations espagnoles transitant par le gazoduc Medgaz, Un chiffre qui illustre le rôle essentiel d’Alger dans la sécurité énergétique espagnole.

Mais l’énergie n’est plus l’unique pilier de cette relation, Les discussions se sont élargies à la transition énergétique, à l’innovation technologique, aux infrastructures numériques, aux investissements industriels, à l’agro-industrie, à la coopération judiciaire, au recouvrement des avoirs ainsi qu’à la lutte contre la corruption transfrontalière.

https://twitter.com/AlgeriaGatePlus/status/2079277140625789222?s=20

Berlin : une visite présidentielle qui marque un tournant

Le mercredi 15 juillet 2026, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, s’est rendu à Berlin pour une visite officielle de deux jours à l’invitation du président allemand Frank-Walter Steinmeier, Les deux chefs d’État ont présidé des entretiens élargis qui ont abouti à l’annonce d’un partenariat stratégique comprenant plus de trente accords en préparation. Le président Tebboune s’est également entretenu avec le chancelier allemand Friedrich Merz.

Dans des déclarations sans équivoque, le chef de l’État a affirmé que les partenariats avec l’Allemagne « font de l’Algérie un leader dans des secteurs stratégiques », Il a également annoncé l’ouverture d’une liaison aérienne directe entre Alger et Berlin avant la fin de l’année, une mesure à la fois symbolique et concrète rapprochant davantage les deux pays.

Lors de cette visite, le président algérien a également abordé avec franchise la question de l’opposition politique intérieure. Il a affirmé que tout Algérien est libre de critiquer, à condition que cela se fasse « de manière civilisée et dans le respect », un message ayant une portée nationale mais aussi destiné aux observateurs européens attentifs aux questions des libertés publiques.

Sur le plan énergétique, Sonatrach a franchi une étape historique en livrant sa première cargaison de gaz naturel liquéfié (GNL) à l’Allemagne, dans le cadre de sa stratégie de diversification des exportations au-delà des gazoducs traditionnels, En parallèle, Sonatrach et le groupe énergétique allemand VNG ont signé un nouvel accord prévoyant une augmentation des exportations de gaz algérien vers l’Allemagne à partir de janvier 2027.

La portée de cet accord dépasse largement les seuls volumes livrés, Des responsables allemands ont qualifié l’Algérie de deuxième plus grand fournisseur de gaz de l’Europe, une reconnaissance politique qui renforce encore sa position stratégique dans l’architecture de la sécurité énergétique européenne, La coopération s’étend désormais à l’hydrogène vert, à la réduction des émissions de méthane et aux énergies renouvelables, illustrant la transition d’une relation fondée sur le commerce du gaz vers un partenariat orienté vers l’avenir énergétique bas carbone de l’Europe.

Rome : la porte d’entrée de l’Algérie vers l’énergie verte européenne

L’évolution la plus stratégique de cette dynamique trilatérale réside dans l’adhésion officielle de l’Algérie au corridor SoutH2, l’un des projets d’infrastructure d’hydrogène vert les plus ambitieux d’Europe.

Ce corridor, long d’environ 3 300 kilomètres, reliera l’Algérie à l’Allemagne en passant par la Tunisie, l’Italie, l’Autriche et la Méditerranée. Les investissements attendus sont estimés à près de 25 milliards de dollars d’ici 2035, illustrant l’importance accordée par l’Europe à l’Algérie dans sa future stratégie énergétique.

Pour l’Italie, ce projet consolide son ambition de devenir la principale plateforme énergétique reliant l’Afrique à l’Europe, Pour l’Algérie, il représente une étape décisive vers un rôle central dans les chaînes d’approvisionnement européennes en énergie propre, dépassant le simple statut de pays de transit ou d’exportateur de matières premières.

Pourquoi maintenant, et pourquoi ces trois capitales ?

Considérée séparément, chacune de ces initiatives poursuit un objectif spécifique, Mais prises ensemble, elles révèlent une stratégie géopolitique cohérente où rien ne semble relever du hasard.

L’Espagne constitue la porte occidentale de l’Algérie sur la Méditerranée et symbolise le rétablissement de la confiance politique après plusieurs années de tensions diplomatiques.

L’Allemagne représente la puissance industrielle européenne par excellence et offre un accès privilégié à la première économie de l’Union européenne, La visite présidentielle a consolidé cette relation au plus haut niveau et démontré la volonté de l’Algérie d’inscrire ce partenariat dans la durée.

L’Italie, quant à elle, fournit le corridor stratégique permettant de transformer l’Algérie, aujourd’hui exportatrice de gaz naturel, en futur fournisseur majeur d’hydrogène vert à destination de l’Europe.

Plutôt que de considérer l’Europe comme un marché homogène, Alger semble désormais la percevoir comme un ensemble de portes d’entrée stratégiques complémentaires, chacune remplissant une fonction géopolitique distincte au service d’une vision globale.

Une stratégie d’influence diversifiée

Ces initiatives parallèles témoignent de la volonté de l’Algérie de réduire sa dépendance à l’égard d’un partenaire européen unique en développant des relations équilibrées avec plusieurs des principales puissances du continent, du sud au centre en passant par l’ouest de l’Europe.

Cette diversification offre à Alger une plus grande flexibilité diplomatique, un pouvoir de négociation renforcé et une meilleure capacité d’adaptation face à un environnement politique et économique européen en constante évolution, La visite du président Tebboune à Berlin, marquée par des annonces concrètes et des déclarations fortes, illustre cette nouvelle approche proactive.

Si la dernière décennie a consacré l’image de l’Algérie comme fournisseur fiable de gaz naturel, les évolutions récentes laissent entrevoir une redéfinition beaucoup plus profonde de son rôle au cours des prochaines années, L’Algérie aspire désormais à devenir un partenaire géopolitique de premier plan, dont l’importance stratégique dépasse largement le seul secteur des hydrocarbures.

De Madrid à Berlin, en passant par Rome, le message d’Alger apparaît désormais sans ambiguïté : la diversification des partenariats stratégiques n’est plus un simple choix diplomatique, mais le pilier central d’une vision de long terme visant à inscrire durablement l’Algérie au cœur de la nouvelle architecture énergétique et géopolitique de l’Europe.

#Algerie#Europe
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