La France a confirmé lundi son premier cas positif d’hantavirus, une infection virale rare transmise principalement par les rongeurs, ont annoncé les autorités sanitaires. Vingt-deux cas contacts ont également été identifiés sur le territoire, déclenchant un renforcement immédiat des mesures de surveillance et d’isolement.
Selon plusieurs médias français, la personne contaminée fait partie des passagers rapatriés du navire de croisière MV Hondius, au cœur d’un foyer épidémique apparu ces derniers jours après une traversée entre l’Argentine et le Cap-Vert. La patiente, hospitalisée à l’hôpital Bichat à Paris, aurait vu son état se dégrader dans la nuit de dimanche à lundi.
Le gouvernement français a publié dans la nuit un décret précisant les modalités d’isolement et de suivi des personnes exposées afin de « casser les chaînes de transmission », selon la ministre de la Santé Stéphanie Rist. Les autorités sanitaires surveillent notamment les passagers et voyageurs ayant été en contact avec les personnes rapatriées lors de vols internationaux.
Les soupçons portent sur la souche dite « virus des Andes », identifiée en Amérique du Sud et considérée comme la seule forme connue d’hantavirus capable de se transmettre entre humains. Cette variante peut provoquer des syndromes pulmonaires sévères accompagnés de fortes fièvres, douleurs musculaires et difficultés respiratoires.

