Le journal Le Monde a récemment publié un article sur l’économie algérienne, la présentant comme enfermée dans un « modèle extractif » dominé par les hydrocarbures, Une analyse jugée réductrice par de nombreux observateurs, qui estiment qu’elle ignore les transformations économiques en cours en Algérie.
En effet, plusieurs indicateurs internationaux montrent une réalité plus nuancée, Le FMI prévoit une croissance de 3,8 % en 2026 avec une inflation maîtrisée autour de 2,9 %, tandis que la Banque mondiale souligne la progression de l’économie hors hydrocarbures, en hausse de 4,8 % en 2024.
Les exportations non pétrolières poursuivent également leur croissance, dépassant les 4,3 milliards de dollars sur les neuf premiers mois de 2025, confirmant une dynamique de diversification progressive de l’économie.
Par ailleurs, l’Algérie a enregistré plus de 19 000 projets d’investissement depuis 2022, représentant plus de 61 milliards de dollars, et a récemment quitté la liste grise du GAFI, un signal positif pour la confiance financière internationale.
Si les hydrocarbures restent un pilier central de l’économie, ils sont aussi utilisés comme levier de financement pour la transformation économique et la diversification.
Ainsi, la lecture proposée par certains médias français est perçue comme partielle, car elle ne prend pas suffisamment en compte les évolutions réelles de l’économie algérienne.
