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Maroc : un ex-agent des services secrets révèle les méthodes de surveillance des journalistes et militants

• Auteur(e): B.kheireddine • 0 commentaires • 23 vues
Maroc : un ex-agent des services secrets révèle les méthodes de surveillance des journalistes et militants

Algeria Gate : Le Maroc est de nouveau pointé du doigt sur les libertés publiques, Dans un rapport publié aujourd’hui, Amnesty International évoque un dispositif de surveillance de grande ampleur visant des journalistes, des militants des droits de l’homme et des voix critiques, L’organisation s’appuie sur le témoignage inédit d’un ancien agent des renseignements marocains, sur des données de surveillance divulguées et sur des analyses techniques.

Le rapport s’intitule « Nous commençons par le verdict : au cœur de la machine de surveillance du Maroc », Ce dernier décrit un système qui combine logiciels espions, interceptions téléphoniques, dispositifs d’écoute et surveillance physique, Amnesty met directement en cause la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), qu’elle présente comme l’un des principaux acteurs de ces opérations.

« Le Maroc a pleinement adopté les pratiques techno-autoritaires », déclare Agnès Callamard, secrétaire générale de l’organisation. Elle accuse les autorités d’avoir bâti un dispositif destiné à « instaurer la peur » chez les journalistes et les défenseurs des droits humains, et à faire taire leurs voix.

Une large partie du rapport porte sur Pegasus, le logiciel espion de la société israélienne NSO Group. Pour Amnesty, les éléments réunis confortent la thèse selon laquelle la DGST aurait commencé à déployer l’outil au Maroc dès septembre 2017.

L’organisation dit avoir analysé 103 numéros de téléphone marocains intégrés au système entre septembre et décembre 2017. Parmi les personnes identifiées : 34 défenseurs des droits humains, 22 journalistes et professionnels des médias, cinq avocats et quatre universitaires.

Cette répartition n’a rien d’anodin selon Amnesty. « Les numéros de téléphone de défenseurs des droits humains et de journalistes connus figuraient parmi les premiers à être introduits dans le système Pegasus », souligne Donncha Ó Cearbhaill, responsable du Security Lab de l’organisation.

Le rapport détaille aussi les modes d’infection : des attaques qui exigent un clic de la victime jusqu’aux techniques dites « zero-click », qui compromettent un appareil sans intervention apparente. Amnesty mentionne également des attaques par injection réseau passées par l’infrastructure de Maroc Telecom, l’opérateur historique contrôlé par l’État.

Un système qui dépasse largement les téléphones

L’enquête ne s’arrête pas aux logiciels espions. D’après le témoignage de l’ancien agent de la DGST, présenté sous le pseudonyme « Safir », les méthodes employées auraient aussi visé les ordinateurs, les espaces privés et les déplacements des personnes ciblées.

Cet ancien agent affirme que des téléphones étaient préinfectés avant leur mise en vente, via certains revendeurs, et que des cybercafés avaient été équipés de logiciels pour surveiller l’activité des utilisateurs.

« Les outils utilisés sont très variés, mais l’objectif est clair : faire chanter, discréditer, humilier et, si nécessaire, emprisonner injustement ceux qui prennent la parole », affirme Rebecca White, chercheuse au Security Lab d’Amnesty International.

L’organisation rapporte aussi des captations audio dans des lieux privés et l’usage de dispositifs de suivi. La surveillance pourrait parfois s’étendre aux proches, aux collègues et aux réseaux professionnels des personnes visées.

Pour Amnesty, l’enjeu dépasse la seule cybersécurité. L’organisation estime que ce dispositif installe un climat de peur et d’autocensure dans la société civile marocaine.

Le journaliste marocain Omar Radi, cité dans le rapport, résume son expérience : « Dès que je parle en public, dès que j’écris une publication sur Facebook, dès que je mets quelque chose sur Instagram, ils scrutent chacun de mes mouvements. » Il accuse aussi certains médias d’être devenus des « instruments de terreur ».

Dans ce sillage, Amnesty affirme que les opérations de surveillance sont parfois suivies de campagnes de discrédit dans des médias alignés sur le pouvoir. Les techniques numériques s’inscriraient donc dans un dispositif plus large de pression judiciaire et médiatique contre les voix critiques.

Rabat n’a pas répondu aux accusations

Amnesty International indique avoir transmis ses conclusions aux autorités marocaines quatre semaines avant la publication, sans réponse à ce jour. L’organisation demande aux autorités de mettre fin à une surveillance qu’elle juge illégale et d’ouvrir des enquêtes indépendantes sur les accusations visant la DGST, Elle appelle aussi les États à suspendre leurs exportations vers le Maroc de logiciels espions et d’autres technologies intrusives, tant que des garanties suffisantes en matière de droits humains ne sont pas en place.

Ce rapport replace donc le Maroc au centre des critiques internationales sur la surveillance numérique, la liberté de la presse et le traitement réservé aux opposants et aux défenseurs des droits humains.

#Maroc
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Akbou: One Cloud dévoile son premier Datacenter local

Akbou: One Cloud dévoile son premier Datacenter local

Algeria Gate : One Cloud, en partenariat avec les acteurs impliqués dans l’événement économique Open innovation, L’inauguration d’un Data Center local One Cloud, présenté par les organisateurs comme le premier du genre dans la wilaya de Bejaïa plus exactement à Akbou, L’évènement est annoncé pour le 1er octobre 2026, dans le cadre de la Caravane nationale youth idea

Akbou: One Cloud dévoile son premier Datacenter local

Le projet s’inscrit dans une démarches de développement des infrastructures numériques et de solutions de cloud et d’hébergement local des données, parallèlement a un forum consacré a l’open innovation

L’objectif affiché est de contribuer au développement de l’écosystème numérique algérien, de favoriser l’innovation et d’offrir de nouvelles solutions technologiques aux entreprises et porteurs de projets

Cette initiative marque ainsi une nouvelle étape dans le développement des infrastructures numériques à Akbou et dans la wilaya de Bejaïa

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#Akbou#Algerie#économie#Onecloud#Technologie
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5,3 milliards d’euros d’échanges : l’Espagne se tourne vers Alger et abandonne le Maroc  

5,3 milliards d’euros d’échanges : l’Espagne se tourne vers Alger et abandonne le Maroc  

Algeria Gate : Les échanges entre l’Algérie et l’Espagne reprennent, et le patronat espagnol s’organise, La Chambre de commerce de Madrid a annoncé l’organisation d’une journée d’affaires, le 14 octobre prochain, afin de préparer les entreprises espagnoles qui veulent entrer sur le marché algérien ou y renforcer leur présence.

En effet, le contexte s’y prête. Sur les sept premiers mois de 2026, les échanges de marchandises entre les deux pays ont atteint environ 5,34 milliards d’euros, Les exportations algériennes vers l’Espagne se sont élevées à 3,89 milliards d’euros, contre 1,45 milliard pour les ventes espagnoles en Algérie.

Ainsi, la rencontre madrilène s’intitule « Algérie : perspectives, clés et opportunités d’internationalisation ». Elle ne vise pas tant à présenter l’économie algérienne qu’à donner aux entreprises espagnoles des outils concrets pour y accéder.

Au programme : financement du commerce, logistique, transport, secteurs porteurs et environnement opérationnel. Plusieurs acteurs directement impliqués dans les relations économiques entre les deux pays seront présents, dont le bureau économique et commercial espagnol en Algérie, Aresbank, Naturgy, Air Algérie et Asicomex Global Partners.

La présence d’Aresbank compte, car la banque finance depuis plusieurs décennies les échanges entre l’Espagne et les marchés du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, Elle peut accompagner les entreprises sur les garanties, les crédits documentaires, les paiements et les autres mécanismes nécessaires pour boucler une opération.

L’énergie reste l’un des principaux piliers de la relation économique. Naturgy viendra parler de l’expérience espagnole en Algérie, notamment du gazoduc Medgaz qui relie directement Beni Saf à Almeria, Cette expérience sert de point d’appui pour envisager une diversification vers d’autres secteurs : infrastructures, industrie, agriculture, eau, transport, technologies.

Le mouvement ne se limite pas à Madrid. Une rencontre d’affaires algéro-espagnole s’est déjà tenue à Barcelone en mai, avec plus de 80 représentants d’entreprises, La multiplication de ces initiatives montre une volonté de mieux structurer la prospection du marché algérien.

Pour Alger, l’enjeu est de transformer l’attractivité de son marché en investissements productifs, et non en simple croissance des importations, Le pays dispose d’un marché intérieur important, de programmes d’investissement public, de ressources énergétiques et d’une position géographique qui ouvre sur les marchés africains.

Les chiffres commerciaux donnent déjà à Alger un poids important dans la relation, En 2025, les exportations espagnoles vers l’Algérie ont atteint environ 2,13 milliards d’euros, tandis que les achats espagnols de produits algériens se sont élevés à près de 6,3 milliards d’euros.

Sur les sept premiers mois de 2026, le solde reste largement favorable à l’Algérie, avec un excédent d’environ 2,44 milliards d’euros.

Cette dynamique intervient à quelques semaines de la prochaine réunion de haut niveau algéro-espagnole, prévue en Espagne en octobre, Plusieurs secteurs devraient y revenir à l’agenda : industrie, énergie, infrastructures, agroalimentaire, services, innovation et transformation numérique.

Pour les entreprises espagnoles, le marché algérien n’est plus seulement un espace où vendre, Il s’agit aussi d’y chercher des partenariats et des implantations.

Pour l’Algérie, le défi sera de tirer parti de cet intérêt croissant pour favoriser la production locale, la sous-traitance, le transfert de savoir-faire et l’accès aux marchés africains, Une orientation qui donnerait plus de profondeur à la relation économique avec l’Espagne et qui positionnerait Alger comme une plateforme industrielle régionale, au-delà du seul commerce énergétique.

#Algerie#Espagne#Maroc#إسبانيا
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Projet de loi de finances 2027 : croissance, pouvoir d’achat et investissement au cœur des priorités du gouvernement

Projet de loi de finances 2027 : croissance, pouvoir d’achat et investissement au cœur des priorités du gouvernement

Algeria Gate : Le Premier ministre Sifi Ghrieb a présidé une réunion du gouvernement consacrée notamment à l’examen de l’avant-projet de loi de finances pour 2027, qui doit être soumis prochainement au Conseil des ministres.

Au début de la réunion, le gouvernement a également entendu une présentation sur l’état d’exécution des décisions prises par le président de la République lors du dernier Conseil des ministres, Le suivi de ces décisions constitue régulièrement un point de travail du gouvernement.

Projet de loi de finances 2027 : croissance, pouvoir d’achat et investissement au cœur des priorités du gouvernement

Soutenir la croissance et diversifier l’économie

Selon les orientations présentées, le PLF 2027 doit poursuivre une politique axée sur le renforcement de la croissance économique, l’accélération de la diversification de l’économie nationale et le soutien à l’investissement productif.

Le texte prévoit également de poursuivre les grands projets structurants, en privilégiant ceux ayant un impact important sur le développement économique et social, les infrastructures nationales, l’aménagement du territoire et la réduction des coûts logistiques.

Projet de loi de finances 2027 : croissance, pouvoir d’achat et investissement au cœur des priorités du gouvernement

Ces orientations s’inscrivent dans la préparation budgétaire engagée depuis plusieurs mois par le ministère des Finances, qui avait déjà identifié la diversification économique, l’investissement et l’achèvement des grands projets parmi les priorités du budget 2027.

Le pouvoir d’achat parmi les priorités

Le gouvernement indique également vouloir poursuivre les efforts destinés à préserver le pouvoir d’achat et à répondre aux besoins sociaux.

Les mécanismes de soutien doivent ainsi être maintenus, parallèlement à la poursuite des programmes publics dans plusieurs secteurs prioritaires, notamment l’éducation, la santé, le logement et les infrastructures, Les documents préparatoires du ministère des Finances évoquaient déjà la nécessité de concilier soutien à l’investissement public et protection du pouvoir d’achat.

Projet de loi de finances 2027 : croissance, pouvoir d’achat et investissement au cœur des priorités du gouvernement

Faciliter l’investissement et accélérer la numérisation

L’avant-projet comporte également des mesures destinées à améliorer le climat des affaires et à renforcer l’accompagnement des opérateurs économiques.

Le gouvernement met notamment l’accent sur la simplification des procédures, la modernisation de l’administration, la mobilisation des ressources publiques, le renforcement de la conformité fiscale et la poursuite de la transformation numérique.

Projet de loi de finances 2027 : croissance, pouvoir d’achat et investissement au cœur des priorités du gouvernement

L’entrée en fonctionnement effectif du guichet unique de l’investissement est également présentée comme un outil destiné à faciliter davantage les démarches des investisseurs.

Prochaine étape : le Conseil des ministres

L’avant-projet de loi de finances pour 2027 doit désormais être présenté lors d’un prochain Conseil des ministres pour examen et adoption avant la poursuite de la procédure législative.

Projet de loi de finances 2027 : croissance, pouvoir d’achat et investissement au cœur des priorités du gouvernement

Le budget 2027 s’annonce ainsi comme un texte articulé autour de plusieurs axes : croissance, investissement productif, diversification économique, infrastructures, pouvoir d’achat et protection sociale.

#Projet de loi de finances 2027
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