Algeria Gate : L’économie algérienne devrait maintenir une dynamique de croissance soutenue en 2026, Dans son dernier rapport consacré à l’Algérie, le Fonds monétaire international (FMI) met en avant la progression de l’activité économique, les efforts de diversification engagés par le pays et le niveau particulièrement faible de sa dette extérieure.
Selon les projections de l’institution financière internationale, le produit intérieur brut de l’Algérie devrait progresser de 3,8 % en 2026, tandis que les perspectives économiques à court terme sont présentées comme globalement positives.
Le secteur hors hydrocarbures dépasse les 4 %
L’un des éléments mis en avant concerne la progression de l’activité en dehors du secteur pétrolier et gazier, La croissance du secteur hors hydrocarbures a atteint 4,3 % en 2025 et devrait rester supérieure à 4 % en 2026.
Le FMI souligne à ce titre la contribution du programme de réformes engagé par l’Algérie, estimant que celui-ci a participé au soutien de la diversification économique et au renforcement de la croissance.
Cette évolution intervient alors que les autorités cherchent à accroître le poids de secteurs tels que l’industrie, l’agriculture, les services et l’investissement productif afin de réduire progressivement la dépendance de l’économie nationale vis-à-vis des hydrocarbures.
Une dette extérieure limitée à 1 % du PIB
Autre indicateur particulièrement notable : la faiblesse de l’endettement extérieur algérien, Selon les estimations rapportées, la dette extérieure brute devrait représenter seulement 1 % du PIB en 2026, contre 1,1 % en 2025.
Le FMI prévoit par ailleurs une diminution progressive de ce ratio au cours des prochaines années, qui pourrait atteindre environ 0,5 % du PIB à l’horizon 2031.
Cette situation distingue l’Algérie de nombreux pays confrontés à des niveaux d’endettement extérieur plus importants et lui permet de conserver une marge de manœuvre dans la conduite de sa politique économique.
Les hydrocarbures devraient soutenir les recettes
Le FMI estime également qu’une hausse des prix des hydrocarbures pourrait renforcer les recettes d’exportation et les finances publiques algériennes.
L’institution prévoit ainsi une réduction du déficit du compte courant au cours de l’année 2026, notamment grâce à l’amélioration attendue des revenus issus des hydrocarbures.
Cette évolution pourrait permettre à l’Algérie de reconstituer progressivement ses marges de sécurité budgétaire et financière, dans un environnement international qui demeure marqué par des incertitudes économiques et géopolitiques.
Le FMI souligne la situation du secteur bancaire
Le rapport s’intéresse également au système financier, Le FMI salue les efforts entrepris pour renforcer la stabilité financière et l’inclusion bancaire, tout en relevant que les banques algériennes disposent de niveaux jugés appropriés de liquidité, de rentabilité et de capitalisation.
L’institution salue également les progrès accomplis par l’Algérie dans le renforcement de son dispositif financier, notamment sa sortie rapide de la liste des juridictions soumises à une surveillance renforcée du Groupe d’action financière (GAFI/FATF).
Poursuivre les réformes pour attirer davantage d’investissements
Malgré ces indicateurs favorables, le FMI estime que la poursuite et l’accélération des réformes économiques restent essentielles.
Une diversification plus rapide de l’économie et l’amélioration du climat des affaires pourraient, selon l’institution, favoriser davantage l’investissement privé, la création d’activités productives et la croissance à moyen terme.
Le FMI souligne également l’importance pour l’Algérie d’approfondir ses relations commerciales et énergétiques avec l’Europe et l’Afrique, deux espaces considérés comme stratégiques pour le développement des échanges et des investissements.
Avec une croissance prévue de 3,8 % en 2026, une activité hors hydrocarbures dépassant les 4 % et une dette extérieure représentant seulement 1 % du PIB, les perspectives à court terme apparaissent ainsi favorables, L’enjeu pour l’Algérie sera désormais de transformer cette dynamique en une croissance durable, davantage diversifiée et portée par l’investissement productif.


