Antalya rassemble le monde… et Bourita brille par son absence : l’isolement pathétique du Makhzen étalé au grand jour
Tandis que le monde traverse des bouleversements fulgurants et affronte des défis d’une ampleur inédite – politiques, sécuritaires et économiques –, l’absence flagrante du ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, au Forum diplomatique d’Antalya constitue un aveu d’impuissance et un signe d’interrogation accablant.
Ce forum, qui s’est imposé comme une tribune internationale incontournable réunissant les décideurs et les poids lourds de la planète, a accueilli une participation massive de ministres des Affaires étrangères venus des quatre coins du monde.

Dans un contexte international explosif, marqué par des crises inextricables et des tensions géopolitiques croissantes, le vide laissé par Bourita saute aux yeux et en dit long.

Ce n’est pas un simple oubli de calendrier ni une banale question de protocole. Non. C’est un symptôme criant du recul humiliant de la diplomatie du régime marocain, de son retrait progressif des espaces réels d’influence et de débat. Le Forum d’Antalya n’est plus un événement décoratif : il est devenu une arène centrale où se confrontent les idées, où se dessinent les alliances de demain et où se négocient les équilibres mondiaux face aux conflits armés, à la dislocation de l’ordre économique et à la recomposition brutale des rapports de force.

Dans ce théâtre mondial, la présence est synonyme d’engagement et de légitimité ; l’absence, elle, devient le stigmate de l’isolement et de la marginalisation.
Le boycott volontaire du Maroc, en pleine tempête internationale, révèle au grand jour son incapacité croissante à peser sur les débats multilatéraux. La diplomatie moderne ne se limite plus aux communiqués pompeux lancés depuis Rabat : elle exige une présence physique, active, dans les salles où se forgent les décisions.

Cet absentéisme révélateur s’inscrit dans un malaise profond et un positionnement chaotique du Makhzen. À de multiples reprises, la diplomatie marocaine a affiché un discours erratique, déséquilibré, franchement servile dans ses alignements. En prenant ouvertement le parti d’Israël lors de la guerre contre le Liban, le régime a franchi une ligne rouge : il s’est mis en rupture totale et provocante avec le consensus arabe, islamique, africain et international.
Un choix qui l’a définitivement discrédité et a réduit à néant toute capacité d’influence ou de persuasion.
La même duplicité honteuse se manifeste face à la cause palestinienne.
À cela s’ajoute l’image répugnante du Maroc, occupant illégal du Sahara occidental, entaché de violations systématiques et documentées des droits de l’homme dans ce territoire colonisé. Ces politiques agressives et ces crimes répétés ont fini par ronger entièrement la crédibilité d’une diplomatie marocaine devenue synonyme de mensonge, de propagande et d’isolement.
L’absence du Maroc de forums aussi stratégiques que celui d’Antalya ne tombe pas du ciel. Elle couronne un processus d’auto-marginalisation accéléré. Pendant que les autres États participent activement à la résolution des crises, à la refonte des équilibres et à la construction de l’ordre mondial de demain, le Makhzen se contente de diffuser des communiqués triomphalistes et mensongers. Résultat : une diplomatie réduite à l’ombre d’elle-même, une présence fantomatique, sans poids ni respect.
En somme, l’image sordide accumulée par le régime marocain, conjuguée à ses positions erratiques et traîtresses, ne s’est pas contentée d’affaiblir son rôle : elle l’a poussé inexorablement vers une solitude humiliante. À l’heure où le monde entier se réunit à Antalya pour débattre de l’avenir, le Maroc, une fois de plus, brille… par son absence pathétique.






