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Ain Témouchent : une nouvelle usine de composants automobiles, 107 emplois à la clé

• Auteur(e): M • 0 commentaires • 10 vues
Ain Témouchent : une nouvelle usine de composants automobiles, 107 emplois à la clé

Algeria Gate : L’industrie automobile de l’Ouest algérien accueille un nouveau projet : une usine de fabrication et d’assemblage de composants structurels et de pièces de rechange, implantée dans la zone industrielle de Tamzoura, à Ain Témouchent.

Selon l’Agence algérienne de promotion de l’investissement, le guichet unique décentralisé d’Ain Témouchent a accordé à l’entreprise BOKS une concession sur un terrain économique d’environ un hectare pour réaliser le projet.

Des pièces pour l’industrie automobile

L’usine sera spécialisée dans la fabrication et l’assemblage d’équipements et de tôles industrielles par emboutissage, avec une capacité de production allant jusqu’à 3 millions d’unités par an, Elle produira notamment des ailes, des barres de portières et de plancher, ainsi que des barres de pare-chocs.

107 emplois directs

Le projet devrait créer environ 107 emplois directs, tout en renforçant les capacités de production locales et en développant un tissu industriel spécialisé dans la sous-traitance.

Réduire les importations, renforcer l’intégration locale

L’Agence algérienne de promotion de l’investissement estime que ce projet contribuera à réduire la dépendance aux importations, à élever le niveau de fabrication locale et à répondre aux exigences de qualité imposées par les constructeurs automobiles, au service d’une hausse du taux d’intégration nationale.

Un partenariat déjà noué avec Stellantis

En février dernier, BOKS avait signé un contrat de sous-traitance avec le groupe Stellantis, pour approvisionner l’usine Fiat Algérie en composants de ce type, dans le cadre de la stratégie du groupe visant à développer sa base de fournisseurs locaux.

L’entrée en activité de l’usine devrait élargir la base des sous-traitants algériens et ouvrir de nouvelles opportunités d’intégration dans les chaînes d’approvisionnement de l’industrie automobile.

#Algerie#Industrie
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Grève des personnels navigants en France : les vols vers l’Algérie sous surveillance à la Toussaint

Grève des personnels navigants en France : les vols vers l’Algérie sous surveillance à la Toussaint

Algeria Gate : Les voyageurs qui prévoient de prendre l’avion entre la France et l’Algérie à la mi-octobre devront surveiller attentivement leur vol, Une intersyndicale a déposé un préavis de grève nationale de cinq jours, du 17 au 21 octobre 2026, qui tombe au tout début des vacances de la Toussaint.

Un front syndical uni

L’appel émane d’une intersyndicale réunissant l’UNSA PNC, le SNPNC-FO, le SNGAF, le SNPL et l’UNAC, qui représentent aussi bien les pilotes (personnels navigants techniques) que les hôtesses et stewards (personnels navigants commerciaux), Ces organisations appellent l’ensemble des navigants des entreprises de transport et de travail aérien relevant de la législation française à cesser totalement le travail, du samedi 17 octobre 2026 à 00h01 au mercredi 21 octobre 2026 à 23h59, heure de Paris.

Le motif du conflit : la réforme des retraites des navigants

Le mouvement vise la réforme du cumul emploi-retraite, dont les syndicats demandent l’exclusion des navigants et de leur régime complémentaire, la CRPN, la Caisse de retraite du personnel navigant professionnel de l’aéronautique civile. Cette réforme, calquée sur les critères du régime général, doit entrer en application au 1er janvier 2027.

Les syndicats jugent ce dispositif inadapté aux spécificités de leur métier. Ils mettent en avant le suivi médical régulier imposé aux pilotes et aux personnels de cabine, qui peut conduire à une cessation anticipée d’activité, ainsi que les limites d’âge applicables à certaines fonctions aéronautiques. Au cœur de leurs inquiétudes figure le risque d’un écrêtement de la pension complémentaire, alors que, selon eux, la CRPN est intégralement financée par les navigants et les employeurs, sans contribution de l’État. La caisse gère la retraite complémentaire de quelque 36 000 actifs et 25 000 pensionnés

Un calendrier particulièrement sensible

Le 17 octobre correspond précisément au premier jour officiel des vacances de la Toussaint dans les zones A, B et C, ainsi qu’en Corse, une période traditionnellement chargée dans les aéroports.

Quel impact sur les vols vers l’Algérie ?

À ce stade, aucune compagnie n’a communiqué d’estimation précise des annulations ou retards à prévoir, Un préavis de grève ne signifie pas que tous les vols programmés entre le 17 et le 21 octobre seront annulés, et l’ampleur des perturbations dépendra d’abord du niveau de mobilisation réelle des personnels. Les compagnies pourraient être amenées à modifier leurs horaires, retarder certaines rotations ou en supprimer d’autres.

Ce point mérite d’être noté pour les voyageurs : selon le règlement européen CE 261/2004, une grève interne des navigants ne relève pas de la circonstance extraordinaire, ce qui expose les transporteurs à des indemnisations forfaitaires comprises entre 250 et 600 euros par passager en cas d’annulation ou de retard important.

#Algerie#France
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L’Algérie sur les rails du futur : le pays bâtit son empire ferroviaire minier

L’Algérie sur les rails du futur : le pays bâtit son empire ferroviaire minier

Algeria Gate : L’Algérie accélère la construction de son réseau ferroviaire dédié au transport des matières premières, Entre la ligne géante du fer sahélien, le méga-projet de l’Est phosphatier et la fabrication nationale de wagons, le pays met en place, pièce par pièce, l’infrastructure censée porter son ambition minière.

Le fer du Sahara relié au nord du pays

Le 1er février 2026, l’Algérie a inauguré une ligne ferroviaire d’environ 1 000 km traversant le Sahara, reliant la mine de fer de Gara Djebilet, près de Tindouf, à la ville de Béchar, 950 km plus au nord, Réalisée en 20 mois par le groupe chinois CRCC en collaboration avec des entreprises nationales, sur financement algérien, cette ligne a été qualifiée par le président Abdelmadjid Tebboune de l’un des plus grands projets stratégiques de l’histoire de l’Algérie indépendante.

Sur cette ligne circule un train hors norme : 2,2 km de long, 170 à 177 wagons selon les sources, destiné à acheminer le minerai vers l’usine de transformation, Le plan d’exploitation prévoit la mobilisation quotidienne d’une dizaine de trains, dont huit dédiés au fret minier, un au transport de voyageurs et un aux marchandises diverses.

La mine de Gara Djebilet, l’une des plus importantes au monde avec près de 3,5 milliards de tonnes de réserves, doit produire 2 à 3 millions de tonnes par an dans une première phase, avant de viser 40 à 50 millions de tonnes annuelles à l’horizon 2040, une trajectoire directement conditionnée par la capacité de la ligne ferroviaire à absorber ces volumes.

La ligne minière de l’Est, un chantier à 422 km

Dans l’Est du pays, le doublement, la modernisation et la correction de tracé de la ligne ferroviaire minière reliant Annaba, Souk Ahras, Tébessa, Djebel Onk et Bled El Hadba avancent sur 422 km. Plusieurs tronçons affichent déjà un taux d’avancement de 95 %, notamment Annaba–Bouchegouf, Drea–Oued Kebrit et le contournement de Tébessa et Tenoukla, Deux segments sont déjà opérationnels : le raccordement de Bled El Hadba et le tronçon Djebel Onk–Oued Kebrit.

Selon l’Agence nationale d’études et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (ANESRIF), cette ligne doit assurer le transport du phosphate et de ses dérivés vers les structures de transformation, dans la perspective de l’entrée en production du projet de phosphate intégré de Bled El Hadba.

Des wagons fabriqués en Algérie

Le volet infrastructure s’accompagne d’un effort industriel national, L’Entreprise nationale de construction de matériels et d’équipements ferroviaires (Ferrovial), basée à Annaba, a engagé un programme de production de 1 820 wagons destinés au transport du phosphate, étalé entre 2024 et 2026, en prévision de la mise en production du projet de Bled El Hadba, Selon son PDG, ce plan de charge doit faire de Ferrovial une véritable locomotive économique pour la région, en entraînant dans son sillage des entreprises publiques et privées de sous-traitance, comme le complexe sidérurgique d’El Hadjar.

Un investissement de plusieurs milliards de dollars

Pour 2026, l’État algérien a dégagé une enveloppe de 413,2 milliards de dinars (environ 3,2 milliards de dollars) pour les infrastructures ferroviaires et les transports guidés, dont près de 3 milliards de dollars consacrés spécifiquement au rail. Plusieurs projets doivent être réceptionnés cette année, dont la mise en service complète de la ligne Béchar–Tindouf–Gara Djebilet après le succès des essais techniques, plusieurs tronçons de la ligne minière de l’Est, ainsi que le dernier segment de la ligne des Hauts-Plateaux, entre Tiaret et Tissemsilt.

Une stratégie d’ensemble

Ces chantiers dessinent une même logique : connecter les gisements du Sud et de l’Est aux zones de transformation et aux ports d’exportation, En misant simultanément sur les infrastructures, le matériel roulant national et la formation de main-d’œuvre spécialisée, l’Algérie cherche à transformer son potentiel minier, en particulier le fer de Gara Djebilet et le phosphate de Bled El Hadba, en filière industrielle complète plutôt qu’en simple extraction de matière première.

#Algerie#Rail
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Rencontre consultative à la Présidence : la presse électronique au cœur du nouveau paysage médiatique algérien

Rencontre consultative à la Présidence : la presse électronique au cœur du nouveau paysage médiatique algérien

À un moment particulièrement significatif, le siège de la Présidence de la République algérienne, à El Mouradia, a accueilli une rencontre consultative et interactive supervisée par Kamel Sidi Saïd, conseiller auprès du président de la République chargé de la Direction générale de la communication, ainsi que par le ministre de la Communication du gouvernement algérien, Mohamed Bouslimani, avec la participation de plusieurs directeurs de journaux électroniques agréés en Algérie.

Rencontre consultative à la Présidence : la presse électronique au cœur du nouveau paysage médiatique algérien

La réunion ne s’est pas limitée à une simple séance d’écoute, Elle s’inscrit dans un processus plus large visant à redéfinir, dans un esprit de franchise et de transparence, la relation entre les institutions de la République et l’espace médiatique numérique.

Rencontre consultative à la Présidence : la presse électronique au cœur du nouveau paysage médiatique algérien

Cette dynamique intervient notamment après les décisions prises par le président Abdelmadjid Tebboune en faveur de la presse électronique depuis son arrivée au pouvoir. Ces mesures ont contribué à donner un nouvel élan à des médias numériques qui, pendant longtemps, ont dû lutter pour leur pérennité.

La rencontre a ainsi placé le secteur de la presse électronique dans une position stratégique au sein du projet de la « nouvelle Algérie », tout en permettant aux responsables des médias numériques d’exposer leurs préoccupations et de présenter leur vision quant aux moyens de renforcer l’influence médiatique algérienne aux niveaux national, régional et international.

La presse électronique comme outil de puissance douce

Le message politique porté par la rencontre était particulièrement clair, La symbolique du lieu, au Palais d’El Mouradia, traduit selon des observateurs une volonté des autorités de reconnaître que les médias électroniques ne constituent plus un simple élément secondaire du paysage médiatique.

Ils ne sont plus considérés uniquement comme une extension de la presse écrite ou comme un simple complément aux grands médias publics et privés. Ils sont désormais perçus comme un instrument de la puissance douce algérienne et comme l’un des espaces majeurs de compétition autour des récits et de l’image du pays.

Dans un environnement régional et international marqué par la circulation rapide de l’information, la désinformation, les tentatives d’influence et les opérations transfrontalières, la presse numérique occupe ainsi une place croissante dans la diffusion et la défense du récit algérien, estiment des observateurs interrogés par Algeria Gate.

Une tradition de concertation avec les acteurs des médias

La consultation avec les professionnels du paysage médiatique algérien tend désormais à devenir une pratique régulière au sein de la Direction générale de la communication de la Présidence de la République.

Selon plusieurs observateurs, ces rencontres s’inscrivent dans une série de consultations institutionnelles destinées à élaborer une nouvelle vision du secteur, capable de suivre les profondes transformations qui touchent aujourd’hui le monde des médias.

Les institutions de la République ne se limiteraient ainsi plus à promulguer des textes juridiques et réglementaires avant d’attendre leur application par les entreprises médiatiques.

Elles s’orienteraient davantage vers une logique de politique participative, dans laquelle les professionnels sont invités à prendre part aux discussions, à présenter leurs préoccupations et à contribuer à la réflexion autour des futures orientations du secteur.

Cette évolution permet au professionnel des médias de passer progressivement du statut de simple destinataire de la politique médiatique à celui de partenaire dans sa conception.

Certains observateurs y voient une transformation importante dans l’organisation du paysage médiatique algérien et dans la manière de construire l’influence à une époque marquée par la polarisation et la « guerre des récits ».

L’information numérique, un enjeu de sécurité informationnelle

Les institutions algériennes semblent également adopter une vision dans laquelle le média électronique ne constitue plus seulement un canal classique de diffusion de l’information.

Il est désormais considéré comme une composante de la sécurité informationnelle, compte tenu de son rôle dans la circulation rapide des contenus, la formation de l’opinion publique et la réponse aux campagnes de désinformation.

Les médias numériques sont ainsi appelés à accompagner les transformations que connaît l’Algérie dans différents domaines, mais également à contribuer à la présentation de ses orientations, de ses projets et de son approche diplomatique auprès des opinions publiques nationales et internationales.

Dans ce contexte, le développement d’une presse électronique professionnelle, structurée et capable d’évoluer dans l’environnement numérique apparaît comme l’un des enjeux majeurs de la transformation du paysage médiatique algérien.

#Algerie#presse électronique
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