Le Mali se retrouve, aujourd’hui, dans une situation qui dépasse l’entendement et laisse plus d’un perplexe.
Les cris d’alarme et signaux d’alerte se multiplient

Les faits sont accablants, parlent d’eux-mêmes: jamais l’Etat du Mali n’avait touché le fond comme maintenant, un pays n’a sombré aussi vite dans le chaos, sous les yeux de tous
Tout va tellement vite et semble si incontrôlable
La crise va crescendo et rime avec ruines
Une atmosphère de fin de règne caractérisée par la débandade générale
La chute des colonels se dessine à grands traits et arrive à une vitesse vertigineuse
Un bateau ivre

A l’image du bateau Tombouctou qui avait fait naufrage, tout le Mali, en ce moment, prend eaux de tous côtés et court à sa perte
Une métaphore qui illustre parfaitement la tragédie en cours
Les colonels continuent de s’agripper aux débris du pouvoir avec l’énergie du désespoir
Ils ne contrôlent plus rien et s’enfoncent chaque jour dans l’abîme
La vague djihadiste déferle sur tout le Mali , la révolte couve, la faillite économique est aigue
La chaos dans ses multiples dimensions
Neguela : Bamako déjà encerclée
Ce vendredi 5 septembre 2025, des groupes djihadistes ont bloqué la circulation sur la route nationale à hauteur de Neguela, à seulement, 40 km de Bamako
Plus de 300 véhicules, camions de marchandises, bus, voitures, particulières sont restés immobilisés, piégés sur place, sans possibilité de passage ni issue de secours
Cet épisode dramatique a révélé deux choses : la capitale est désormais à la merci de l’ennemi et la paralysie logistique menace les approvisionnements vitaux du pays
Carburant, denrées alimentaires, produits essentiels : tout dépend du bon vouloir des djihadistes qui sont les maîtres absolus du jeu
Kayes : six Sénégalais enlevés
Ce même vendredi noir, l’union des Routiers du Sénégal, a annoncé l’enlèvement de six de ses adhérents par des Djihadistes
Des travailleurs innocents, acteurs clé du corridor Dakar-Bamako ont été pris en otage
Une preuve éloquente que la guerre malienne étend ses tentacules dans le voisinage immédiat et lointain
Cet acte d’enlèvement qui n’est pas un incident de parcours témoigne de l’internationalisation de la crise avec un risque majeur de rupture des liens commerciaux et humains entre le Mali et le Sénégal. Bamako, isolée et asphyxiée entraîne avec elle toute la sous-région dans le gouffre
La catastrophe malienne : un triste record

Dans l’histoire contemporaine, peu de pays sont tombés aussi bas que le Mali, en un temps éclair ont perdu tous leurs acquis. Même la Somalie, l’Afghanistan, n’ont broyé autant du noir : revers militaires successifs et dégradants, paralysie politique , chaos sociial
Un cercle restreint de militaires corrompus et arrogants a détruit l’Etat du Mali et ruiné tous ses fondements
Les officiers maliens ont creusé leurs propres tombes, ont scellé eux-mêmes leur destin en s’engageant sur des chemins interdits et tortueux, en se lançant dans des croisades suicidaires
Leur déclin précédé d’une mort programmée n’est que justice et une opportunité pour le Mali de renaître de ses cendres
Pourvu que d’ici là, ce ne soit le déluge
L’illusion de l’AES et l’effet domino
Dans ce naufrage, on ne voit pas la solidarité des pays de l’AES.
Quant à la fameuse force commune dont les dirigeants ont tant vanté la mise en place, elle s’est révélée n’être qu’un mirage, comme toutes les promesses d’indépendance et de souveraineté
Beaucoup d’observateurs pensaient que parmi les trois pays du Sahel, tous fragiles et menacés, le Mali était le plus solide, le plus susceptible de tenir.
Les événements démontrent au contraire qu’il sera le premier à tomber
Et lorsque le château de cartes malien s’effondrera, il est évident que le Niger et le Burkina suivront inexorablement dans la chute

















