Contrairement à ce qui a été largement relayé par certains comptes anonymes et quelques médias peu scrupuleux, le journaliste algérien Saâd Bouakba n’a jamais été arrêté
Il a simplement été convoqué par les services de sécurité compétents pour répondre à une plainte déposée contre lui par la fille du défunt président Ahmed Ben Bella
Demain, Saad Bouakba comparaîtra devant le tribunal de Bir Mourad Raïs (Alger) pour s’expliquer sur les propos qui lui sont reprochés

Ce déferlement de fausses informations, diffusées sans la moindre vérification, illustre une nouvelle fois la propension de certains acteurs à transformer une simple audition en « arrestation » spectaculaire, dans le but évident de manipuler l’opinion publique
Rappelons que Saad Bouakba avait déjà été condamné et incarcéré l’an dernier pour des propos injurieux tenus à l’encontre d’une large frange de la population d’une wilaya algérienne, affaire qui avait suscité une vive indignation nationale
Depuis l’entrée en vigueur de la loi réprimant le discours de haine, la justice algérienne applique avec rigueur les dispositions visant à protéger la dignité des citoyens et à prévenir toute dérive vers la division et la discorde
Si certains y voient une atteinte à la liberté d’expression, d’autres estiment au contraire qu’il s’agit d’une mesure nécessaire pour préserver la cohésion nationale et éviter que le pays ne replonge dans les affrontements fratricides du passé
Quoi qu’il en soit, l’affaire Saad Bouakba — Ben Bella sera tranchée dans le cadre strict de la loi, devant un tribunal, et non sur les réseaux sociaux






























